En 1964, la Fondation Maeght commande à Alexander Calder un grand mobile sur pied pour un miroir d’eau à Saint-Paul-de-Vence. Exécutée par Calder dans son atelier à Saché, en Indre-et-Loire, la sculpture s’avère trop grande pour l’emplacement initialement prévu et n’y est finalement pas installée. E...
En 1964, la Fondation Maeght commande à Alexander Calder un grand mobile sur pied pour un miroir d’eau à Saint-Paul-de-Vence. Exécutée par Calder dans son atelier à Saché, en Indre-et-Loire, la sculpture s’avère trop grande pour l’emplacement initialement prévu et n’y est finalement pas installée. En 1966, l’œuvre est acquise par la Principauté selon le souhait de la princesse Grace et inaugurée la même année sur l’esplanade du Hall du Centenaire à Monaco en présence du prince Rainier et de la princesse Grace ainsi que d’Alexander Calder et de son épouse.
En 1985, la construction du Forum Grimaldi entraîne le retrait de la sculpture de l’esplanade. Ce n’est qu’en 2018, qu’un lieu parfaitement adéquat est trouvé, au sein du quartier Mareterra, dans un espace dessiné par l’architecte Renzo Piano pour répondre aux deux conditions de l’artistes : l’œuvre est placée au-dessus d’un miroir d’eau et elle entretient un lien étroit avec l’architecture environnante. En effet, Calder tient à ce que ses œuvres en extérieur interagissent avec l’architecture : « La plupart des architectes ou des urbanistes veulent à toute force placer mes objets devant des arbres ou de la verdure. Ils font une énorme erreur. Mes mobiles et mes stabiles doivent être mis sur des espaces libres, comme des places, ou devant des immeubles modernes. »
Alexander Calder (1898-1976) est né dans une famille d’artistes de formation classique. Il débute en développant une nouvelle méthode pour sculpter : en pliant et tordant du fil de fer, il « dessine » en quelque sorte des figures tridimensionnelles dans l’espace. Il est réputé pour l’invention du mobile, dont les éléments abstraits, suspendus, bougent et se balancent dans une harmonie sans cesse renouvelée. Les premiers mobiles de Calder sont parfois actionnés par un système de motorisation, une technique abandonnée au fil du temps à mesure que l’artiste développe des mobiles réagissant aux courants de l’air, à la lumière, à l’humidité et à l’interaction humaine.
À partir des années 1950, Calder se tourne vers des commandes internationales et se consacre essentiellement à la réalisation de sculptures extérieures de grandes dimensions, fabriquées avec des plaques d’acier boulonnées. Parmi ces commandes majeures : 125, pour la New York Port Authority, à l’aéroport John F. Kennedy (1957) ; Spirale, pour l’Unesco, à Paris (1958) ; Teodelapio, pour la ville de Spoleto, Italie (1962) ; Trois disques, pour l’Exposition universelle de Montréal (1967) ; El Sol Rojo, pour les Jeux olympiques de Mexico (1968) ; La Grande vitesse, qui fut la première œuvre publique financée par le National Endowment for the Arts, pour la ville de Grand Rapids, Michigan (1969) ; et Flamingo, pour la General Services Administration de Chicago (1973).