Dès 1979, Claude et son mari François-Xavier Lalanne s’intéressent à l’art topiaire. La sculpture ornementale de jardin se trouvait autrefois réservée à l’espace public ou aux parcs les plus réputés. Les Lalanne décident alors d’utiliser le végétal comme un nouveau médium au service de la sculpture comme c’est le cas avec Le Dimétrodon – le dimétrodon est un animal préhistorique, carnivore, présent en Europe et en Amérique, il y a 250 millions d’années environ.
Cette sculpture se trouve aux jardins de la Petite Afrique, au pourtour du bassin où on peut l’admirer cracher de l’eau. Ses parties anatomiques sont faites de métal, le corps est constitué d’une armature de treillage sur laquelle poussent des plantes. Cette combinaison en fait une œuvre « symbiotique », « vivante » destinée à s’intégrer et à se développer dans un environnement végétal.
Sculptrice de la nature, Claude Lalanne est née en 1924 à Paris où elle étudie l’architecture à l’École des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs. Pendant de nombreuses années, Claude et son mari François-Xavier travaillent comme décorateurs avant de se lancer dans la sculpture à titre individuel et en couple en 1956. Leur première exposition se tient à la Galerie J à Paris en 1964.
Claude Lalanne s’inspire des formes végétales de l’Art Nouveau auxquelles elle apporte une dimension poétique et surréaliste. Elle vise aussi à éviter les possibilités du tirage multiple en privilégiant les pièces uniques. Selon les mots d’Yves Saint Laurent, Claude Lalanne réunit « l’artisanat et la poésie ». Une rétrospective lui est consacrée en 2010 à Paris. Elle décède en 2019.
La devise olympique « plus vite, plus haut, plus fort » (en latin citius, altius, fortius) se voit compléter par cette œuvre monumentale Et Purus, « et plus propre ». Cette sculpture est un hommage rendu au professeur suédois, Arne Ljungqvist, ancien champion de saut en hauteur et participant aux Jeux Olympiques d’été de 1952. Le monument créé par Sassona Norton commémore les cinquante ans de la campagne antidopage du professeur suédois, l’un des initiateurs de l’Agence Mondiale Antidopage, ancien membre du CIO et d’organisations sportives internationales. En accueillant l’œuvre offerte par la fondation d’Arne Ljungqvist, le Comité Monégasque Antidopage rend hommage à l’olympien, au scientifique et au dirigeant sportif, membre du World Athletics, dont le siège est à Monaco. La sculpture Et Purus est inaugurée le 2 décembre 2021 par S.A.S. le Prince Albert II. Reposant sur un demi-globe terrestre représentant l’hémisphère nord, une main avec l’index tendu vers le ciel symbolise le chiffre un, l’aspiration humaine à l’élévation et le geste sportif de la victoire. Sur l’index, un cercle figure l’endroit où est prélevé le sang de l’athlète. L’artiste américaine d’origine israélienne Sassona Norton est née le 26 février 1942. Diplômée de l’Université de Tel Aviv, elle s’installe aux États-Unis en 1974 et commence la sculpture dans les années quatre-vingt. Ses œuvres remarquables sont exposées principalement aux États-Unis notamment ses sculptures The Edge of Rest installée à New York, An Hour before Dawn à Lorton en Virginie ou encore le 9/11 Memorial à Norristown en Pennsylvanie. Son projet Et Purus vise par l’art à promouvoir la lutte antidopage. Le premier tirage de la sculpture est installé à Monaco. D’autres exemplaires sont destinés à prendre place dans les grandes capitales mondiales du sport.
Japanese MagnoliaNall avait initialement prévu d’installer son magnolia géant près du Jardin Japonais de Monte-Carlo. L’artiste inspiré par les lavis japonais et par Salvador Dalí associe la délicatesse de la fleur asiatique et le surréalisme de sa monumentalité. L’œuvre offerte au regard du public, des passants et des touristes prend toute sa dimension en milieu urbain.
La sculpture est inaugurée en 2014 en présence de S.A.S. le Prince Albert II et de l’artiste. Érigé en mémoire du collectionneur d’art monégasque Michel Pastor décédé la même année, le monument témoigne de la reconnaissance de l’artiste à ses mécènes. La sculpture est un don de Nall à la Principauté de Monaco.
Fred Nall Hollis dit Nall est un artiste peintre, portraitiste, graveur, sculpteur, mosaïste américain, né en 1948 à Troy dans l’Alabama. Dès son enfance, il dessine et fait des études d’Art, de Sciences Politiques et de Psychologies à l’Université d’Alabama à Tuscaloosa. En 1971, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris avec la note maximale. Salvador Dali, son mentor, lui conseille alors : « dessine d’après nature, dessine encore et encore… ». Inspiré par l’art des Indiens Huichol, par l’art psychédélique américain, le fauvisme, l’impressionnisme et les lavis japonais, il travaille essentiellement à des dessins en noir et blanc.
L’art de Nall est le reflet de son environnement. Grand voyageur, il s’inspire de l’architecture arabe et byzantine, des formes géométriques des quilts d’Alabama et des compositions géométriques du peintre Mondrian. En 1976, il s’installe à Nice. Il achète l’atelier de Jean Dubuffet à Vence en 1986 puis la Fondation Karolyi rebaptisée Nall Art Association en 1996 où de nombreux artistes s’installent.
Dès les années 2000, de nombreuses réalisations lient l’artiste à la Principauté de Monaco. Nall réalise une illustration pour le 51e Bal de la Croix-Rouge monégasque à la demande de S.A.S. le Prince Albert de Monaco en 2000. Il créé deux monumentales mosaïques Sunrise & Sunset Pensée , mesurant 5 m sur 5 m chacune, pour orner le Grimaldi Forum en 2003 et les œuvres Peace Frame et Violata Pax colombe dans le cadre du projet Violata Pax en 2006. De nombreuses collections permanentes en France, aux Etats-Unis, en Italie conservent ses œuvres. Il vit actuellement en Alabama, à Fairhope où il forme des élèves.
En 1987, lors de la construction d’un nouvel immeuble à l’angle de la rue des princes et de la rue Florestine, Michel Chiappori, architecte conservateur du Palais princier, sollicite Hubert Clérissi pour dessiner des panneaux décoratifs. Le projet vise à agrémenter les murs aveugles du Cirius, propriété de la Caisse Autonome des Retraites. En 1988, la sélection définitive des dessins proposés par l’artiste est arrêtée : les panneaux représentent la Rade de Monaco et des Bateaux dans le Port. En 1991, la décoration murale est achevée. La réalisation est confiée aux ateliers marseillais Bitschine-Nivoix. Aux frontières des arts décoratifs et des beaux-arts, les panneaux de céramique consacrent, au cœur de la Condamine, le graphisme si reconnaissable d’Hubert Clérissi. Les lignes incisives révèlent son sens du dessin. Les motifs témoignent des sujets de prédilection de l’artiste : les vues intemporelles de la Principauté de Monaco.
Hubert Clérissi est né le 16 mai 1923 à Monaco. Initié à la peinture par son père Etienne, aquarelliste, Hubert suit les cours de Giunio Colombo à l’École municipale des arts décoratifs de Monaco. Il a onze ans lorsque Jean-Gabriel Domergue reconnait son talent précoce. En 1950, c’est Maurice Utrillo, président du Jury du Salon monégasque, qui lui prédit un grand avenir dans la peinture. En quatre décennies, plus de quarante expositions personnelles lui sont consacrées à travers le monde.
Aquarelliste, peintre, illustrateur, Hubert Clérissi fait évoluer son style. L’influence de Maurice Utrillo de ses débuts laisse place dans les années quatre-vingt aux lignes de force et au graphisme structurant. Les thèmes qui parcourent son œuvre offrent un caractère patrimonial. Les bateaux, les trains, les automobiles, les tramways, les lieux emblématiques de Monaco sont fixés par l’artiste comme des témoignages de l’évolution urbaine et du progrès technologique de la Principauté. Il s’éteint en 2000. La rue Augustin Vento, où il avait installé son atelier à la Villa Marie-Angèle, porte aujourd’hui son nom.
C’est avec une immense émotion que fut dévoilée le 11 décembre 2002, la statue de la princesse Grace, créée dans l’atelier de l’artiste, au château de Saint-Lary.
Jean-Claude du Barry, époux de l’artiste et témoin privilégié de la scène raconte : « le prince Rainier avait voulu que toute la famille soit réunie autour de lui, pour l’inauguration de la statue de la princesse Grace, disparue voici 20 ans. C’était aussi la première sortie du prince, depuis son hospitalisation. On mesure là toute la symbolique de l’événement. Quand Grace est apparue, en pied, du haut de ses 1m 85, le souverain a versé une larme. Le regard de Caroline était encore plus beau. Stéphanie et Albert étaient très émus». L’artiste aussi avait la gorge serrée au moment de présenter son œuvre. La voix nouée, Daphné du Barry déclara que ces six mois passés avec Grace dans son atelier du Gers, lui avaient permis de capter la grandeur d’âme de la princesse disparue. La Princesse Grace est représentée vêtue d’une cape et d’une robe simple. Du Barry explique avoir voulu faire ressortir la personnalité de Grace, dans son œuvre « Je l’ai représentée en tant que princesse et présidente de la Croix-Rouge, plutôt qu’en actrice. J’ai imaginé lui mettre une cape, symbole d’élégance […] Mais au-delà du vêtement, je me suis attachée à révéler sa prestance et à donner une dimension spirituelle à son œuvre ».
La sculpture est une commande de la Fondation pour les arts de la Compagnie monégasque de banque.
Daphné du Barry, de nationalité hollandaise, est née le 5 juillet 1950 à Arnhem (Pays Bas). Après des études secondaires, elle étudie les langues à Munich puis à Montréal. Plus tard elle suivra durant trois ans de cours de littérature moderne à la Sorbonne. En 1971, elle rencontre dans la maison de Salvador Dali à Cadaquès, Jean-Claude du Barry, critique d’art quelle épousera quelques années plus tard. Après une courte carrière dans la chanson de variété elle étudie le dessin auprès du maître hongrois Akos Szabo pendant cinq ans à Paris. Elle rencontrera Marcello Tommasi à Florence un des représentants de la sculpture figurative classique en Italie et entrera dans son atelier comme élève. Parallèlement, elle entre à l’Académie des Arts et du Dessin de Florence. Elle a réalisé une dizaine de Monuments en Europe et reçu divers prix. De style figuratif classique, Daphné du Barry maitrise la science des belles proportions, du contour des corps et de l’expression transcendée. Elle surprend par la variété inépuisable de ses thèmes et l’unité de son style. Son culte des beaux corps vient d’une inspiration quasi idéale, mais c’est le charme de l’intelligence plus que celui des sens qui nous captive. L’œuvre de Daphné du Barry nous fait mieux comprendre la réflexion péremptoire de Dominique Ingres : « Il n’y a pas deux arts, il n’y en a qu’un : c’est celui qui a pour fondement le beau éternel et naturel ».
Le poingCésar expérimente ce qu’il nomme « le langage du matériau ». A travers les Compressions d’objets, les Expansions de polymère et les Fers soudés, l’artiste questionne la société de consommation. À partir des années soixante, César commence la série des Empreintes humaines. En 1965, il présente son célèbre Pouce, œuvre monumentale réalisée à partir de l’empreinte de son doigt. En 1967, il réalise six exemplaires du Sein, moulage en polyester réalisé à partir du sein d’une danseuse du Crazy Horse Saloon.
En 1970, il crée Le Poing, sculpture monumentale de 7 tonnes et fonte d’acier poli inoxydable. Les détails tels que les veines, les ongles et les plis de la peau, confèrent un aspect réaliste à cette œuvre. Partie parmi les plus expressives de notre corps, la main nous permet de saisir quelque chose, d’exprimer de la tendresse envers l’autre ou de nous défendre d’un ennemi. Dans ce dernier cas, le poing serré peut évoquer aussi bien de la rage que de la détermination.
Fondue en 1980, l’œuvre exposée est une épreuve d’artiste d’une série de six tirages.
D’origine toscane, César Baldaccini, dit César, est un sculpteur français né en 1921 à Marseille et mort en 1998 à Paris. Il se forme au dessin, à la gravure et à l’architecture à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, puis intègre l’École Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Considérant la pierre comme une matière difficile à travailler et onéreuse, il se tourne vers des matériaux plus abordables comme le plâtre et le fer, puis s’initie à la soudure. En 1952, il utilise des matériaux de récupération et réalise ses premières sculptures en ferrailles soudées représentant des animaux. Il réalise également des sculptures de figures féminines en métal soudé, puis en bronze partiellement poli.
En 1961, il rejoint le groupe des Nouveaux Réalistes, côtoyant notamment Arman et Niki de Saint Phalle. Célèbre pour ses « compressions » d’éléments d’automobiles, il est le créateur, en 1976, du trophée « César du cinéma », compression en bronze décernée aux professionnels du cinéma français. Homme à la fois simple et complexe, au franc-parler méridional, il cultive les images d’un éternel artisan et d’un grand créateur. César multiplie les expositions, à Milan, à São Paulo ou à Mexico.
Deux grandes rétrospectives lui sont consacrées dans la capitale parisienne : au Jeu de Paume en 1997 et au Centre Pompidou en 2017. Les œuvres de César sont conservées dans les musées du monde entier dont le Musée national d’Art moderne de Paris, la Tate Gallery à Londres ou le Museum of Modern Art de New York.
« La couleur est une chose très importante pour moi. Elle exprime une joie de vivre ». L’artiste suisse témoigne dans ses créations de son optimisme. Le travail de figurations poétiques et d’abstractions géométriques révèle un sens de l’équilibre et de l’harmonie. La géométrisation de la forme humaine et l’éclat des couleurs complémentaires, vives et fortes, caractérisent ses créations en matière de sculpture et de peinture. L’artiste décline son style, une couleur par forme et invite ces figures à dialoguer par la couleur.
Quirin Mayer né le 8 août 1927 à Bâle en Suisse. À la fin de ses études, il entreprend une carrière commerciale et devient chef d’entreprise. En 1987, il quitte les affaires et s’installe à Monaco où il commence le dessin. Il peint à l‘acrylique sur toile des abstractions figuratives et géométriques. Son optimisme et sa joie de vivre sont déjà présents dans ses recherches picturales et ses collages. Une série d’œuvres est consacrée au cirque. Ces toiles où éclatent les couleurs vives et primordiales préfigurent son travail de l’aluminium.
En 1999, il montre ses premières créations en aluminium laqué dans une exposition collective à Monaco. Résistantes aux intempéries, ses sculptures sont adaptées pour poétiser le paysage urbain. Il ne cesse alors d’assembler ces formes colorées installées dans les parcs, les jardins et les villes. Résident monégasque, Meyer expose en Principauté en 2009 et en 2016. Il expose également dans le Sud de la France, en Italie, en Suisse, en Allemagne et en Chine. Il s’éteint à Zurich en 2020.
Cavalleria Eroica est un assemblage de chevaux en bronze soudés. Dès les années soixante, Arman développe ses célèbres « Accumulations » consistant en une agrégation massive d’objets identiques. La perception de l’objet est ainsi modifiée par le nombre. Cette itération de chevaux forme une cavalerie s’élevant dans les airs. En 1987, l’œuvre d’Arman est très présente à Monaco. Il participe à l’exposition collective « Monte-Carlo Sculpture » organisée par la Galerie Marisa del Re de New-York et la Société des Bains de Mer. La même année, Il réalise Hermès , Motophant et la Cavalleria Eroica.
Arman (Armand Fernandez), né en 1928 à Nice, est un artiste français, peintre, sculpteur et plasticien. Il fait ses études à l’École des Arts Décoratifs de Nice, puis à l’École du Louvre à Paris. Lié à Yves Klein depuis 1946, Arman participe en 1960 à la fondation du groupe des Nouveaux Réalistes de Pierre Restany connu sous le nom d’École de Nice. Arman, qui signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh, décide d’abandonner le « d » d’Armand et officialise sa signature d’artiste, en 1958, à l’occasion d’une exposition chez Iris Clert. En réponse au Vide d’Yves Klein, son approche constitue le point de départ des « Accumulations » et des « Colères » qui demeurent les deux volets de son appropriation de l’objet. Il participe à de très nombreuses expositions en France et à l’étranger.
A partir de 1961, Arman réside et travaille à New-York, mais séjourne souvent à Nice et à Vence. Il expose régulièrement à Monaco. Toute sa vie, Arman fut aussi un collectionneur passionné d’objets usuels (montres, armes, stylos…) et d’objets d’art, en particulier d’art africain traditionnel dont il était un spécialiste apprécié et reconnu. Il meurt en 2005 à New York.
Bucher créé des œuvres imposantes, voire gigantesques, dont les lignes sont pures, dont les formes oscillent entre le figuratif et l’abstraction. « Le Signe du Temps » est un thème cher à l’artiste, qu’il décline sous de multiples facettes.
L’œuvre est offerte en don au Prince Rainier III pour célébrer le 50e Anniversaire de son Règne par la communauté suisse de Monaco. Sur la barre verticale sont soudées les inscriptions des événements principaux de son Règne : son accession au Trône en 1949, son mariage avec Grace Kelly en 1956, l’aménagement du Larvotto et de Fontvieille, le jubilé de son règne en 1999. Installée en 2002 sur la Promenade du Larvotto, la sculpture est transférée en 2021 au Boulevard de Belgique, devant le Parc Princesse Antoinette.
Originaire de Kerns dans le canton d’Obwald, né au Mozambique le 7 mars 1924 à Inhambane, il fréquente les Écoles des Beaux-Arts de Zurich et de Paris, complétant sa formation à la Grande Chaumière sous la direction d’Ossip Zadkine. Puis, il enchaîne différents séjours à Berlin, Londres, Rome, aux Etats-Unis et au Japon. À partir de 1948, il exerce la profession de graphiste-maquettiste tout en continuant à peindre. Dès 1966, il se consacre uniquement à son art et plus particulièrement à la sculpture.
Sa rencontre avec le vulcanologue Haroun Tazieff en 1975 est décisive. Il se rend sur l’Etna en éruption l’année suivante. Son art se tourne alors vers le travail de la lave en fusion. Il saisit la matière incandescente, la coule dans des moules préalablement préparés et réalise des œuvres d’art. Les créations d’André Bucher font partie de grandes collections privées, de musées ainsi que de fondations en Suisse et à l’étranger. Il décède en 2009.
Louis Chiron, né le 3 août 1899 à Monaco, est un pilote automobile. Dès 1928, le coureur monégasque devient le chef de file de la marque Bugatti et remporte les Grands Prix d’Espagne et d’Italie puis, l’année suivante, d’Allemagne et d’Italie. Afin de pouvoir organiser le 1er Grand Prix automobile de Monaco, le commissaire général de l’Automobile Club, Antony Noghès, prend conseil auprès de Louis Chiron sur le plan sportif et de Jacques Taffe sur le plan technique. Participant aux 500 miles d’Indianapolis en 1929, Chiron ne participe toutefois pas à cette première épreuve en Principauté. Le monégasque est vainqueur des Grands Prix d’Europe en 1930, de France en 1931, de Tchécoslovaquie en 1931 et en 1932. Il remporte sur son sol natal le 3e Grand Prix de Monaco organisé en 1931. En 1950, au volant d’une Maserati, il monte sur la troisième marche du podium du Grand Prix de Monaco derrière Fangio et Ascari. Son palmarès s’étoffe en remportant le Rallye Monte-Carlo en 1954.
Sollicité par le Prince Rainier III, Louis Chiron occupe les fonctions de commissaire général du Grand Prix de Monaco et du Rallye Monte-Carlo jusqu’en 1979. Il est à ce jour le seul pilote à avoir gagné les deux épreuves automobiles monégasques. Il décède le 22 juin 1979 à Monaco.
En 1890, le Sport Vélocipédique de la Principauté (SVP) est né de la volonté de vingt-et-un passionnés de bicyclette. En 1907, le club devient le « Sport Automobile et Vélocipédique de Monaco (SAVM) » en raison de l’avancée technologique des véhicules à moteur. En 1909, Alexandre Noghès devient Président du SAVM. Il propose un projet d’épreuve sportive qui voit le jour, sous l’impulsion de son fils Antony, avec l’organisation du 1er Rallye Automobile Monaco disputé en 1911. En 1925, la société sportive prend le nom d’Automobile Club de Monaco et organise à l’initiative d’Antony Noghès le 1er Grand Prix automobile de Monaco.
Le buste de Louis Chiron réalisé par le sculpteur M. Millet garde en mémoire le souvenir du grand champion monégasque et rappelle les liens étroits qui unissent les sports mécaniques et la Principauté.