Sur cette façade de la chapelle des Carmes, les deux imposantes voûtes de 2 mètres ont été décorées par Jean-Michel Folon. Chaque panneau est constitué de 18 carreaux de céramique peints et vernissés comportant des éléments en relief. Ces mosaïques invitent à l’apaisement et à la méditation. Devant un coucher de soleil, des dizaines de roses rouges aux pétales en relief illuminent à leur manière la façade de cet édifice. L’œuvre a bénéficié du mécénat de M. Enrico Braggiotti et de la CMB Foundation.
Jean-Michel Folon, né à Bruxelles en 1934, est un aquarelliste, peintre, graveur et sculpteur belge. Après de courtes études artistiques à Bruxelles, il s’installe dans la région parisienne dès 1955 et se consacre au dessin sans grand succès en France. De grands magazines américains, dont le New Yorker puis le Times acceptent de publier ses dessins oniriques et il s’installe aux États-Unis en 1960. De retour en France dans les années soixante-dix, il devient tour à tour illustrateur, comédien et créateur de génériques animés pour la télévision notamment le célèbre intermède pour Antenne 2.
Installé à Monaco dès 1983, il se lance dans la sculpture. Il travaille d’abord le bois, puis le bronze et fond sa première sculpture Personne en 1992. Il crée jusqu’en 2005 dans son atelier situé au 8 quai Antoine Ier ouvert sur le Port-Hercule et joue un rôle très important dans l’essor de la vie artistique de Monaco tout en continuant à exposer dans les plus grands musées du monde. Il est nommé membre du jury artistique du Prix International d’Art Contemporain de la Fondation Prince Pierre de Monaco, présidée par S.A.R. la Princesse Caroline de Hanovre. Il est à l’initiative de la création des ateliers d’artistes sur le quai Antoine Ier qui sont inaugurés en 1996, accueillant des artistes de renommée internationale ayant des liens étroits avec la Principauté, notamment Valerio Adami, Armand, Fernando Botero, Louis Cane ou Sacha Sosno. Il participe aux IVe et Ve Biennales de sculptures de Monte-Carlo. Plusieurs de ses œuvres ornent des bâtiments publics monégasques : La Métamorphose , une tapisserie de 73 m2 exposée dans le troparium de l’Auditorium Rainier III (commande de l’Etat en 1989) ; les vitraux du Monte-Carlo Bay ; les mosaïques de la Chapelle des Carmes. Il crée un ensemble de douze sculptures en bronze intitulé « L’Allée des Pensées », offert en don le 17 mai 2006 par S.A.S. le Prince Albert II au Conseil de l’Europe. Les plus grands musées du monde lui consacrent des expositions personnelles, notamment le Metropolitan Museum of New York en 1990, et la ville de Florence en 2005 avec une exposition anthologique au Palazzo Vecchio.
Le prince Rainier III l’élève au grade de Commandeur dans l’ordre du Mérite Culturel en 1989 et à celui de Commandeur de l’Ordre de Saint- Charles en 2002. Il décède à Monaco en 2005.
Cette sculpture-fontaine est une œuvre monumentale commandée par le Prince Rainier III et inaugurée en 1970 sur la place des Moulins. La sculpture est un faisceau d’éléments tubulaires placés en épi sur un socle circulaire formant la base et le support du système d’illumination. L’eau s’écoule des éléments tubulaires au travers de chaînes métalliques. L’ensemble est placé dans une niche recouverte de carreaux de céramique vernissée dans les tons rouge à orangé. Chaque sculpture de Guy Lartigue est un univers et sa mise en fonction transforme la création figée en énergie vitale. Elle régénère l’œuvre fossilisée. L’artiste a toujours refusé que ses œuvres soient dans les musées. « Je préfère qu’elles vivent sous le soleil et la pluie dans les villes et les cités, côtoyant la population au quotidien »
Né le 6 avril 1927 à Paris, Guy Lartigue est le fils de Maurice Lartigue, dit Zissou, frère ainé du photographe Jacques-Henri Lartigue. Il est l’élève de Jean Souverbie, Emmanuel Auricoste et d’Ossip Zadkine. Après des études de sculpture dans les académies de Montparnasse à Paris, Guy Lartigue réalise en France de nombreuses œuvres monumentales, en métal, en cuivre, en inox ou en granit. Lartigue utilise la feuille de métal qu’il plie et courbe. Il se réfère souvent, dans ses sculptures, au corps humain. Il réalise aussi de nombreuses sculptures décoratives, des fontaines et des bas-reliefs, qu’il intègre à l’architecture.
Il se définit comme un sculpteur statuaire amoureux du « chant de l’eau ». Dans la centaine de sculptures-fontaines que l’artiste a réalisées, l’eau s’apparente à un matériau parmi d’autres. Dans les années soixante, il lui a été commandé une sculpture-fontaine pour la résidence du roi d’Espagne à Marseille. Cette rencontre avec la sculpture et l’eau est déterminante. Il n’a de cesse de s’exprimer à travers elles. Il créé de multiples œuvres sculpturales, souvent monumentales, consacrant sa vie à l’art et à l’eau.
De Paris à Monte-Carlo, il conçoit des sculptures-fontaines pour les places, les jardins et les grands ensembles des années soixante-dix. Il décède à Paris le 5 mai 2021.
Emma de Sigaldi est une artiste monégasque. Attachée à son pays, elle retrace la genèse de sa création. « Une idée me trottait dans la tête depuis longtemps. Chaque fois que je passais devant la Place des Moulins, en effet je me disais : ce jet d’eau minuscule n’est pas digne de Monaco ! Il faut voir plus grand ! J’ai donc imaginé un projet plus en rapport avec la Principauté ».
A l’intérieur de la Colonne de la Vie circule un jet d’eau. L’artiste décrit son œuvre comme un hymne à la vie retraçant l’évolution de l’être humain. « À partir de la partie inférieure de la statue qui symbolise la famille, noyau de la société, plusieurs personnages grimpent pour tenter d’arriver tout en haut, autour de ces deux symboles de la vie que sont l’eau et la matière. Celui qui a atteint le sommet laisse éclater sa joie. Un autre, qui n’a pas terminé son ascension, écrase le pied de son voisin. Un troisième fatigué et résigné, a stoppé sa course ».
Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden. Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte.
En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960. Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade Nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère , modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer. À partir des années 1970, Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore.
En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma De Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.
Cette œuvre figurative classique représente le corps nue d’une femme, partiellement sculptée sortant de son bloc brut de marbre. La précision technique et l’exactitude anatomique s’expriment dans cette œuvre tournée vers la contemplation de la beauté de la forme humaine. DansL’Éveil, la beauté idéalisée est en tension dans une torsion vibrante mais également fragmentaire en constante évolution. L’œuvre de Ward est recherche et célébration. Selon ses mots, « la sculpture figurative est pour moi le langage de l’esprit humain.
Mon travail constitue une tentative d’expression de la beauté contenue dans l’humanité. En imitant la nature, je commémore la forme humaine. En reportant cette visualisation dans mes sculptures, je souhaite émouvoir le statut individuel et spirituel de chacun d’entre nous ». Installée en 2003, la sculpture appartient à la collection personnelle de l’artiste.
Blake William Ward est né en 1956 à Yellowknife au Canada, dans les Territoires du Nord-Ouest. Dès l’âge de 19 ans Blake étudie l’histoire de l’art à la British Academy à Rome, il poursuit sa formation à l’Université d’Alberta au Canada de 1975 à 1979. Après avoir obtenu sa licence, Blake Ward décide de poursuivre l’étude de la sculpture figurative dans les capitales artistiques européennes : à Manchester à la Polytechnic Institute (1984) et à Paris où il fréquente l’Atelier de Cyril Heck de 1986 à 1989. Au cours de cet apprentissage à Paris, il se concentre sur les techniques traditionnelles utilisées par les artistes figuratifs et développe un modèle précis de travail représentatif. Pour Blake la sculpture figurative est le langage de l’esprit humain.
Ses sculptures sont souvent des évocations modernes de thèmes classiques, son travail représente une tentative d’exprimer la beauté et d’évoquer nos sensations spirituelles. Honorant la tradition européenne, chaque sculpture est limitée à une édition de douze exemplaires. Blake Ward réside en Principauté depuis 1991, trois de ses sculptures monumentales y sont exposées de manière permanente : L’Éveil se trouve dans les jardins du Trocadéro, Place des Moulins ; Les Atlantes et 1989 Emerging Continents à Fontvieille.
Entre la figuration et la recherche de lignes pures, l’œuvre de l’artiste monégasque Emma de Sigaldi est une recherche des formes. Son travail évolue au cours des années soixante. La sculpture en terre cuite, La Mère , inaugure une approche plus formelle de son art. Le bronze Maternité tiré en 1966 concrétise, sur le même thème, cette évolution. La sculpture représente une mère avec deux enfants.
Le nouveau-né porté au bras et le jeune garçon à ses côtés expriment leur confiance formant un ensemble harmonieux. La puissance de la matière, le bronze lisse, les silhouettes allongées traduisent la solidité du groupe sculptural et du groupe familial. Emma de Sigaldi collabore avec la Fonderia Artistica Battaglia à Milan, atelier qui a fondu le célèbre Plongeur en 1961.
Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden.
Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte. En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960.
Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade Nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère , modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer.
À partir des années 1970, De Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore. En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma de Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.
C’est au cours d’un voyage à Rome en 1934 que Manzù est fortement impressionné par le Pape Pie XI assis au milieu du Collège des Cardinaux dans la Basilique Saint Pierre. Par leur posture rigide et immobile, les Cardinaux lui apparaissent comme des statues. À partir de 1938, Manzù réalise une série de sculptures consacrées au thème du Cardinale Seduto.
Plus de trois-cent versions sont réalisées par l’artiste. Dans un style épuré, la statue forme une sorte de pyramide dont le sommet est la mitre. L’attitude immobile du cardinal, la puissance de la matière modelant les vêtements liturgiques et le visage figé du sujet expriment la haute spiritualité de l’homme d’église. Créée en 1982, la sculpture est acquise par la principauté de Monaco en 1989.
Giacomo Manzù est un sculpteur italien né à Bergame, le 22 décembre 1908. Issu d’une famille pauvre de douze enfants, Giacomo Manzù révèle très tôt son talent pour le dessin. Il est alors placé chez un artisan décorateur de Bergame et à treize ans, il suit des cours du soir chez un stucateur. Autodidacte, il s’intéresse à la sculpture pendant son service militaire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il exécute de nombreux reliefs sur le thème de la Crucifixion et de la Déposition de croix. Il décore de nombreux édifices religieux : la porte de la Mort de la Basilique Saint-Pierre à Rome, le portail central de la cathédrale de Salzbourg, la porte de l’Amour, puis la porte de la Paix et de la Guerre pour l’église Saint-Laurent de Rotterdam, le portail central de la cathédrale d’Orvieto. Il réalise le « Monument au Partisan » à Bergame sa ville natale en 1977. Il exécute sa dernière sculpture monumentale en 1989 : « Mother and Child » offerte par le Gouvernement italien à l’Organisation des Nations Unies à New York. Il meurt à Rome le 17 janvier 1991.
Livia Canestraro fait montre de toute l’étendue de ses talents avec cette Madone aux formes exubérantes où la lumière modèle les nuances du bronze. L’artiste retrace en ces termes la genèse de l’œuvre. « C’est la première sculpture que j’ai voulu réaliser dans l’atelier que mon mari et moi venons d’acheter à Beausoleil. Depuis plusieurs années nous habitons un appartement à Monaco, avenue de Grande-Bretagne, et nous avons l’habitude, lorsque nous remontons à pied sur le boulevard des Moulins, de nous arrêter au milieu des escaliers du passage Barriera pour nous reposer. A cet endroit se trouve une belle niche, et je m’étais depuis longtemps promis de réaliser une Vierge en Bronze comme première sculpture à offrir à Monaco ». Dix ans plus tard, elle signe avec son mari Stefaan Depuydt une sculpture dédiée à la Princesse Grace, également visible dans le chemin des sculptures.
Née à Rome en 1936, Livia Canestraro est une sculptrice et peintre belge d’origine italienne. Elle fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Rome et gagne une bourse d’étude de l’UNESCO qui la conduit à Bruxelles, à l’Institut National Supérieur du Bois de la Cambre où elle rencontre le sculpteur belge Stefaan Depuydt qu’elle épousera. En 1958, elle obtient le premier prix de Sculpture de l’Académie de Rome, le 1er prix de sculpture religieuse à la troisième Exposition Nationale des jeunes artistes à Rome et la médaille d’or à l’exposition nationale. Entre 1959 et 1966, elle reçoit un très grand nombre de récompenses en Italie et en Allemagne. Depuis plus de dix ans, le couple réside une partie de l’année à Monaco, où ils travaillent, ensemble ou séparément, pour concevoir figures, objets intimistes et œuvres abstraites.
Buste de Winston ChurchillWinston Churchill fut un habitué de Monte Carlo, dont il appréciait les agréments et les paysages, sources d’inspiration pour ce peintre amateur. Le Prince Rainier III ne manquait pas d’inviter l’ancien Premier Ministre britannique lors de ses nombreux séjours sur les bords de la Méditerranée. Il résidait tantôt à Monaco, où il avait ses habitudes à l’Hôtel de Paris, tantôt à Cap d’Ail, lorsqu’il était l’hôte de son ami Lord Beavebrook. À la demande de la communauté britannique, les autorités monégasques, dressèrent ce buste dans le square qui porte son nom. L’œuvre est inaugurée le 19 mai 1969 par le Prince Rainier III et la Princesse Grace, en présence de l’ambassadeur britannique à Monaco, Madame Soames, fille de Winston Churchill. Cette sculpture est l’une des nombreuses représentations que Nemon a réalisé de l’homme politique rencontré pour la première fois à Marrakech en 1951. Une longue amitié unit les deux hommes. Ce buste massif très réaliste présente Churchill dans la force de l’âge, le regard grave, portant les valeurs patriotiques qu’il a défendues durant toute sa vie et qui sont inscrites sur le socle en anglais et en français : In war : Resolution (Dans la guerre : Résolution) In defeat : Defiance (Dans la défaite : Intransigeance) In victory : Magnanimity (Dans la victoire : Magnanimité) In Peace: Goodwilll (Dans la paix : Bonne volonté).
Oscar Nemon est un sculpteur yougoslave naturalisé britannique, né en 1906 à Osijek en Croatie et mort en avril 1985 à Oxford en Angleterre. Autodidacte, il réalise ses premières sculptures à Vienne puis intègre l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles en 1925. Dans les années trente, il réalise de nombreux bustes de personnalités viennoises et belges comme le roi Albert Ier de Belgique ou Sigmund Freud. Dès 1940 il se réfugie en Angleterre, où il sculpte, tout au long de sa carrière, les statues et les bustes de personnalités politiques : le Premier Ministre Winston Churchill, le Maréchal Montgomery, le Premier Ministre belge Paul-Henri Spaak, le Député socialiste belge Émile Vandervelde, la Reine Elisabeth II d’Angleterre, la Première Ministre britannique Margaret Thatcher.
Trois chevauxÀ partir de 1945, le style néo-classique de René Collamarini évolue pour se tourner vers des recherches plus avant-gardistes. Le dépouillement maîtrisé de la forme donne une stylisation plus abstraite à ses sculptures. Physiquement fort, l’artiste se présente comme « tailleur de pierre ». Il travaille en taille directe, pratique dans laquelle il est passé maître. Par le travail des volumes, ses créations sont puissantes. Taillée dans le marbre blanc, cette pièce unique représente un groupe de trois équidés entrelacés. La recherche du mouvement dans la composition est récurrente dans l’œuvre de Collamarini. On la retrouve dans les groupes de sculptures La Ronde Champêtre ou Les Danseuses. Les chevaux ou les licornes stylisés sont des sujets que Collamarini exécute pour la ville d’Amiens en pleine reconstruction après-guerre. La sculpture est achetée par l’État monégasque en 1986.
René Collamarini est un sculpteur français né en 1904 à Paris et mort en 1983 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Dès 1921, il est élève à l’École Nationale des Beaux-Arts dans l’atelier de Jean Boucher. C’est hors de l’école qu’il s’initia à la taille directe. En 1930, il reçoit le prix Blumenthal qui lui permet de réaliser sa première œuvre importante : François Villon. Il expose au Salon des Artistes Indépendants, il est invité à celui des Tuileries et devient sociétaire du Salon d’Automne. Il participe au décor de l’Exposition universelle de 1937 en réalisant, pour la façade du Palais de Chaillot, le bas-relief La Céramique et le Verre ainsi que la statue L’Automne
De 1959 à 1974, il est professeur de sculpture en taille directe à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il expérimente également des matériaux modernes comme l’aluminium et le béton. Collamarini conçut et réalisa l’essentiel de sa production dans son atelier des « Fusains », situé au bas de la butte Montmartre. Sa complicité avec de nombreux d’architectes a permis la mise en valeur de bâtiments publics et privés dans de nombreuses villes de France (Amiens, Abbeville, La Courneuve).
Emma de Sigaldi réalise en 1967 une première version de la statue de la naïade en plâtre. Cette statue représente une jeune naïade accroupie avec un petit oiseau posé sur l’épaule. Il émane de son visage souriant, dépourvu de tout détail réaliste, un sentiment d’allégresse et de quiétude. Le petit oiseau, symbole du printemps, souligne quant à lui la proximité de la baigneuse avec la nature. En 2002, la statue est démontée et envoyée à Pietrasanta à la Fonderia Artistica Versiliese , fondeur habituel de De Sigaldi, pour y être moulée et coulée en bronze. La nouvelle version est installée en 2003.
Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden. Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte.
En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960. Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade Nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère , modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer. À partir des années 1970, Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore.
En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma De Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.