Il s’agit peut-être de l’œuvre la plus connue de François-Joseph Bosio. D’inspiration antique, coiffée d’une couronne de fleurs, cette naïade au visage inexpressif, aux lignes pures et juvéniles, est assise au bord de l’eau. Elle porte également le titre de La Nymphe Salmacis sortant du bain. La statue en marbre, réalisée par le sculpteur monégasque en 1836, est conservée au Musée du Louvre. La Nymphe Salmacis fut choisie par le Prince Rainier III pour être reproduite et offerte lors des récompenses du Festival de Télévision de Monte-Carlo.
François-Joseph Bosio est né à Monaco en 1768. Le Prince Honoré III le fait venir à Paris et le place dans l’atelier d’Augustin Pajou. Il se rend en Italie et se fixe définitivement en France en 1807. Il est présenté à l’Impératrice Joséphine et se voit confier de nombreuses commandes.
Portraitiste recherché, il sculpte le buste de Napoléon Ier, de l’Impératrice, de sa fille Hortense, du Roi de Rome. Pendant la Restauration, il est nommé Premier sculpteur du roi et est fait baron. Membre de l’Institut en 1816, il est nommé professeur à l’École des Beaux-Arts en 1817. Parmi ses œuvres monumentales, on peut citer la statue équestre de Louis XIV sur la Place des Victoires à Paris et le Quadrige de l’Arc de Triomphe du Carrousel au Jardin des Tuileries. Conservées dans les collections du Musée du Louvre, la statue d’Henri IV enfant (1824) et la sculpture en marbre La Nymphe Salmacis (1836) comptent parmi ses pièces les plus remarquables. Il meurt à Paris en 1845.
Pour sa sculpture en bronze intitulée Pénélope, Francisco Tropa utilise comme modèle initial une édition d’António Soares dos Reis (1847 – 1889) sculpteur néo-classique portugais, connu pour ses statuettes allégoriques, qu’il personnifie sous les traits de personnages vêtus à l’antique. L’œuvre Saudade, figure universelle de la mélancolie, orne sa propre tombe et sera très couramment reproduite dans les cimetières. Francisco Tropa rapproche cette sculpture de la représentation archétypale de Pénélope qui, de tous temps, fut une figure inclinée. L’architecture de son corps est une succession d’inclinaisons : en contrapposto, un bras plié contre son buste, soutenant le coude de l’autre bras, qui soutient à son tour sa tête penchée de côté. Cette figure de la mélancolie introduit la question des représentations stéréotypées du corps féminin à travers l’histoire de l’art. Les contours de Pénélope sont altérés par le processus même de production mis en œuvre par Tropa, qui aboutit à une défiguration de son modèle. La forme de Pénélope est en effet le résultat d’une série de moulages de la cavité intérieure d’une statue. Par ce procédé, la silhouette de la statue s’amenuise au fil des moulages successifs. Au fil du processus d’altération, la silhouette de Pénélope ne se résume plus qu’à ces inclinaisons. De manière paradoxale, tandis que l’on retire de la matière au modèle, la figure altérée semble se couvrir d’un voile, ou s’envelopper dans un linceul. Cette nouvelle forme « informe » peut être vue comme une traduction de la ruse de Pénélope, défaisant chaque nuit le linceul qu’elle tissait le jour, mais aussi comme la représentation d’une pulsion créatrice contenant sa propre destruction.
Francisco Tropa, né en 1968, est un artiste portugais, vivant à Lisbonne. Artiste protéiforme, il utilise plusieurs médias dont la sculpture, le dessin, la gravure, la photographie et le film, tout en portant un intérêt fondamental à la technique et aux savoir-faire. Les notions de temps et de récit fictionnel sous-tendent le plus souvent ses œuvres. Le temps est également déterminant dans le travail d’atelier de l’artiste, qui développe ses projets sur plusieurs années.
Après avoir représenté le Portugal à la Biennale de Venise (2011), il a également participé à la Biennale de Rennes (2012), à la Biennale d’Istanbul (2011), à Manifesta (2000), à la Biennale de Melbourne (1999) et à la Biennale de São Paulo (1998). L’œuvre Pénélope a été spécialement produite à l’occasion de son exposition monographique, qui s’est tenue en 2024 à la villa Paloma.
L’art conceptuel de Wyn Evans interroge le langage, la communication et les formes. La compréhension des idées, des messages et des textes est médiatisée par des installations qui les réactualisent. L’artiste utilise à cette fin le film, la sculpture ou la photographie. Une série de sculptures de textes éclairés au néon met en lumière des aphorismes ou des sous-titres de films qui s’ouvrent à la multitude d’interprétations.
La proposition : « C’est un monde dans lequel il manque quelque chose » invite à la réflexion et révèle l’instabilité du sens. Le texte sculpté et éclairé à la lampe au néon se présente dans sa forme comme une enseigne, commerciale et publicitaire, et pourtant relève par sa sémantique une question plus existentielle. Le changement de contexte, de perception ou de supports fait varier la signification que chacun peut y donner. Les textes ou les objets sont a priori reconnaissables de tous mais leur changement d’état invite à reconsidérer notre perception immédiate. Dans ses pièces pyrotechniques, les sculptures sont performatives ; des textes de chansons et de poésie sont créés par des feux d’artifice qui vont les rendre éphémères. Un installation au néon de Wyn Evans titrée It is a world in which something is missing se trouve également au White Cube de Londres.
Cerith Wyn Evans est né en 1958 à Llanelli au Pays de Galles. Son père est peintre et photographe. Il étudie à la Saint-Martin’s School of Art et au Royal College of Art à Londres. Au cours des années quatre-vingt-dix, il se tourne vers la sculpture et expérimente des installations. Son œuvre poétique tire son esthétique raffinée d’un large éventail d’influences, notamment le cinéma, la musique, la littérature et la philosophie. En 2003, il représente le Pays de Galles à la Biennale de Venise. Il expose l’année suivante à Boston. Il présente des expositions personnelles à Glasgow, Paris, Istanbul, Venise. De nombreuses galeries le soutiennent de par le monde, à Londres, Cologne, Berlin et São Paulo. Il remporte en 2018 le Hepworth Prize for Sculpture.
Collection de chaussuresLes installations de Michel Blazy confrontent des règnes et des univers mentaux distincts et pourtant en interaction. Collection de Chaussures se compose d’une structure inspirée des présentoirs commerciaux sur lesquels poussent des végétaux plantés dans des baskets usées et alimentées par un complexe système de goutte à goutte. Si les baskets renvoient au culte de la vitesse et de la performance dans nos sociétés, les végétaux, eux imposent la lenteur de leur croissance et l’inéluctabilité́ de leur victoire. L’œuvre a été produite à l’occasion de la 57e Biennale de Venise.
Michel Blazy est né à Monaco en 1966. C’est lors de ses études à la Villa Arson dans les années quatre-vingt qu’il réalise pour la première fois une pièce intégrant des éléments vivants dans le but de répondre à un sujet questionnant le temps. L’artiste a créé depuis un univers artistique fait d’absurde, de périssable, de vivant et de mutation. Il utilise des matériaux humbles, des matières vivantes, organiques que l’on trouve dans sa cuisine ou son jardin, donnant naissance à un art mouvant et étrange. Ses installations sont constituées de rencontres de matières, qui tentent de faire perdurer un moment, un instant grâce à différentes stratégies de survie. Le travail de Blazy questionne la distinction nature/culture formulée avec le développement de l’Humanisme à la Renaissance.
L’artiste déclare : « Mon travail a un rapport avec le vivant mais pas avec la nature ». Blazy développe une stratégie de cocréation en partenariat avec la nature pour enfanter des hybrides, des œuvres s’inscrivant dans un ordre de réalité distinct de la matière inerte à l’instar du vivant. Les œuvres de Blazy se reproduisent et se répètent pour perdurer. Ces objets tiennent de la chimère, travaillant à brouiller les frontières entre animal, végétal, minéral ou objet. Ce que l’artiste expose tient bien plus du processus que du résultat : chaque pièce développe sa propre temporalité et l’œuvre vue par le spectateur est toujours unique.
Selon les mots de François-Xavier Lalanne, « le monde animal constitue les formes les plus riches et les plus variées de la planète ». L’artiste crée un bestiaire pour orner et agrémenter les jardins et les parcs. L’influence de François Pompon est perceptible dans la sculpture animalière. Ses œuvres aux courbes élégantes et épurées recherchent la plus profonde simplicité. Les animaux en bronze sont grandeur nature ou surdimensionnés. Lalanne s’inspire aussi des sculptures antiques égyptiennes avec un design très soigné des détails : pattes, museaux, oreilles, nageoires… Le chemin des sculptures expose trois de ses œuvres : Grande Carpe, Âne attelé et Grand Ours.
François-Xavier Lalanne est un sculpteur et graveur français né à Agen en 1927 et mort à Ury (Seine-et-Marne) en 2008. Il suit des études de dessin, de peinture et de sculpture à l’Académie Julian à Paris où il côtoie notamment René Magritte, Salvador Dalí, ainsi que Constantin Brancusi – lequel occupe un atelier mitoyen du sien à Paris.
D’abord peintre, il devient célèbre en tant que décorateur puis sculpteur, travaillant à des œuvres communes avec son épouse Claude Lalanne ou individuellement. Son inspiration est tirée de la nature pour créer un bestiaire parmi lequel le mouton fait partie de son animal fétiche. Il transforme les animaux en mobilier de manière originale : un rhinocéros-bureau en laiton, des sièges ou banquettes mouton, un babouin-cheminée, un hippopotame-baignoire… Des collectionneurs prestigieux tels que les Rothschild, les Noailles, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé vont lui octroyer une première visibilité internationale.
La stèle en béton peint représente le quartier de Fontvieille au pied du Rocher de Monaco. L’hommage rendu par « les entreprises de la Principauté reconnaissantes » rappelle l’essor impulsé à l’économie, à l’industrie et au commerce monégasques par le Prince Rainier III grâce à l’aménagement du terre-plein qu’il fit construire sur la mer. En ce début du XXIe siècle, l’économie de la Principauté de Monaco reste toujours florissante. Mais, l’artiste monégasque Hubert Clérissi s’en est allé.
Deux artistes peintres ont réalisé cette fresque d’interprétation, Magali Colombier et Maire-Laurence Damon, dite Titouliv. La stèle fut offerte par la Fédération Patronale Monégasque, aujourd’hui la FEDEM. Le monument fait également perdurer la mémoire d’Hubert Clérissi, né la même année que le Prince Rainier III.
Hubert Clérissi est né le 16 mai 1923 à Monaco. Initié à la peinture par son père Etienne, aquarelliste, Hubert suit les cours de Giunio Colombo à l’École municipale des arts décoratifs de Monaco. Il a onze ans lorsque Jean-Gabriel Domergue reconnait son talent précoce. En 1950, c’est Maurice Utrillo, président du Jury du Salon monégasque, qui lui prédit un grand avenir dans la peinture. En quatre décennies, plus de quarante expositions personnelles lui sont consacrées à travers le monde. Aquarelliste, peintre, illustrateur, Hubert Clérissi fait évoluer son style. L’influence de Maurice Utrillo de ses débuts laisse place dans les années quatre-vingt aux lignes de force et au graphisme structurant.
Les thèmes qui parcourent son œuvre offrent un caractère patrimonial. Les bateaux, les trains, les automobiles, les tramways, les lieux emblématiques de Monaco sont fixés par l’artiste comme des témoignages de l’évolution urbaine et du progrès technologique de la Principauté. Il s’éteint en 2000. La rue Augustin Vento, où il avait installé son atelier à la Villa Marie-Angèle, porte aujourd’hui son nom.
Cette sculpture imposante par ses dimensions, est composée de trois hommes, formant une danse sur un rocher. Chaque personnage est unique. Deux d’entre eux vont dans la même direction, le dernier dans le sens opposé. Le plus petit d’entre eux lutte, tente d’avancer. Tous sont ancrés dans cette masse rocheuse ne pouvant s’en défaire. Métaphore de la condition humaine : l’homme ne peut reculer. L’artiste prête à Monaco cette œuvre destinée à orner son monument funéraire.
Blake William Ward est né en 1956 à Yellowknife au Canada, dans les Territoires du Nord-Ouest. Dès l’âge de 19 ans Blake étudie l’histoire de l’art à la British Academy à Rome, il poursuit sa formation à l’Université d’Alberta au Canada de 1975 à 1979. Après avoir obtenu sa licence, Blake Ward décide de poursuivre l’étude de la sculpture figurative dans les capitales artistiques européennes : à Manchester à la Polytechnic Institute (1984) et à Paris où il fréquente l’Atelier de Cyril Heck de 1986 à 1989. Au cours de cet apprentissage à Paris, il se concentre sur les techniques traditionnelles utilisées par les artistes figuratifs et développe un modèle précis de travail représentatif. Pour Blake la sculpture figurative est le langage de l’esprit humain.
Ses sculptures sont souvent des évocations modernes de thèmes classiques, son travail représente une tentative d’exprimer la beauté et d’évoquer nos sensations spirituelles. Honorant la tradition européenne, chaque sculpture est limitée à une édition de douze exemplaires.
Blake Ward réside en Principauté depuis 1991, trois de ses sculptures monumentales y sont exposées de manière permanente : L’Éveil se trouve dans les jardins du Trocadéro, Place des Moulins ; Les Atlantes et 1989 Emerging Continents à Fontvieille.
Dans l’esprit du mouvement « Supports/Surfaces » auquel il a collaboré, Louis Cane accorde un primat à l’élément matériel de la composition. La structure de la balançoire propose un cadrage. Les couleurs vives sont en rupture avec le milieu naturel dans lequel l’œuvre est installée. Les matériaux utilisés sont composites. Les sujets abordés marquent néanmoins un retour de l’artiste à la figuration.
La sculpture en fer et bronze laqué polychromé est une pièce unique de la série des Demoiselles sur une balançoire . Les trois figures féminines dans un style burlesque sont prêtes à se balancer sur un portique géant. Fondue dans les ateliers Régis Bocquel, cette œuvre a été acquise par l’État monégasque en 1999.
Louis Cane est un peintre et sculpteur français né en 1943 à Beaulieu-sur-Mer qui travaille entre Paris et la Côte d’Azur. Étudiant à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, il poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Sa première exposition personnelle de peintures abstraites a lieu en 1967 à Nice. Il réintroduit la signature pour affirmer le sujet et tamponne all-over ses toiles avec la mention « Louis Cane – Artiste peintre ».
Il est un membre actif du groupe « Supports/Surfaces », mouvement artistique éphémère né au lendemain de Mai 68. À partir de 1973, il est rédacteur de la revue Peinture, Cahiers Théoriques et se consacre essentiellement à la peinture qui devient semi-abstraite ou figurative. Depuis 1978, il travaille aussi la sculpture et, dès lors, alterne les deux modes d’expression. De nombreuses expositions de l’œuvre de Louis Cane ont été organisées à Paris, à Londres, à Chicago et à Sao Paulo.
Jacques Boissy, né en 1929 à Monaco, est plongeur professionnel et scaphandrier au Port de Monaco. Moniteur au sein du Yacht Club de Monaco fondé par le Prince Rainier III en 1953, il participe activement à la section d’exploration sous-marine du YCM.
Il partage sa passion pour les activités subaquatiques avec le Prince Rainier III avec qui il plonge régulièrement. Il collabore avec le commandant Cousteau nommé directeur du Musée Océanographique en 1957. À bord des bateaux « L’Epave » et « Le Dauphin », il est chargé de la sécurité maritime des grands prix de Formule 1. C’est ainsi qu’il secourt le pilote Ascari en 1955 tombé dans le port. En 1961, Jacques Boissy reçoit la Médaille d’Honneur pour actes de dévouement. Le 25 juillet 1965, un sous-marin de poche tracté par le Dauphin l’emmène au large de Monaco. Peu après l’immersion, le submersible implose. Jacques Boissy décède à l’âge de 36 ans. La même année, il est fait chevalier de l’Ordre de Saint-Charles à titre posthume par le Prince Rainier III. Le souvenir de Jacques Boissy est présent en Principauté.
Ses amis plongeurs ont immergé une croix métallique sur le lieu du drame, sur laquelle ils allaient se recueillir tous les ans. Une stèle en marbre représentant Neptune protégeant dans ses bras le plongeur Jacques Boissy fut installée sur la jetée nord du Port. La stèle est déplacée en 2015 aux abords du Yacht Club de Monaco lors de l’inauguration de l’Esplanade et de l’Allée Jacques Boissy, en présence de S.A.S. Albert II, du maire Georges Marsan, et des proches de Jacques Boissy.
Ange Zagoni est né en 1913. Sculpteur, il participe au XIVe Salon Monégasque de Peinture, Sculpture et Arts Appliqués en 1939. Il exécute principalement des monuments funéraires. En novembre 1954, le sculpteur réalise la stèle soutenant le buste d’Emmanuel Gonzalès placé dans les Jardins Saint-Martin. En 1965, il réalise une sculpture en hommage à Jacques Boissy. En 1977, Zagoni sculpte le médaillon de l’écrivain et académicien Marcel Pagnol ; apposé sur une stèle en pierre de la Turbie, le médaillon est installé non loin de la résidence monégasque de Pagnol. En 1978, il participe au 13e Grand Prix d’Art Contemporain de Monte-Carlo. Il réalise la Fontaine aux Dauphins qui ornait jusqu’à peu le Square Gastaud au cœur de la Condamine, où se trouvait son atelier. Certaines de ses sculptures sont conservées au Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco. Ange Zagoni décède en 1995.
Buste de Suffren ReymondSuffren Reymond est né à Monaco-Ville, le 16 septembre 1866. Avocat au Barreau de Monaco, il participe activement à la politique monégasque du début du XXe siècle. Élu adjoint au Maire en 1910, il est élu Maire de la Condamine en 1911 lorsque la Principauté est divisée en trois communes comme le prévoit la Constitution octroyée par la Prince Albert Ier en 1911. L’avocat préside la Commission Intercommunale et entre au Conseil National de 1911 à 1914. L’Ordonnance révisionnelle de 1917 rétablit la commune unique. En 1918, Suffren Reymond est élu Maire de Monaco. Il décède en 1920. En 1937, la Commune fait dresser ce monument près de la maison où vécut le premier Maire élu de Monaco. Il se compose d’une stèle de deux mètres de hauteur en marbre gris rosé, soutenant le buste en marbre blanc de Suffren Reymond. Ce buste est l’œuvre du sculpteur Pizzio.
En 1935, la Mairie de Monaco ouvre un concours ouvert à tous les sculpteurs monégasques et de la région pour l’exécution du buste de Suffren Reymond. Disposant de photographies de l’ancien maire, les concurrents doivent présenter leur maquette en plâtre blanc à un jury présidé par le Maire. Trois prix sont décernés. L’auteur de l’œuvre classée première est chargé de l’exécution en marbre blanc de première qualité. Le sculpteur Pizzio remporte le concours. En 1937, un autre buste de Suffren Reymond dû au sculpteur Piccioli est placé dans le hall d’entrée de la Mairie de Monaco. Il se trouve aujourd’hui dans la Cour d’Honneur de la Mairie.