Chemin des Sculptures
« Ludus » Main Divition III

Cette sculpture monumentale représente une main fragmentée et reconstituée avec toutes ses imperfections : ce que l’artiste nomme une « divition ». Les coupures, les incisions et les fissures évoquent les traces de l’altération du temps. L’œuvre moderne nous apparaît tel un vestige archéologique ayant traversé les siècles et révèle une fragilité de la matière.
Entre force et fragilité, cette œuvre symbolique fait réfléchir à l’avenir de l’Homme et celui de la planète qui tient en équilibre sur l’index de cette main humaine. On pourrait interpréter l’œuvre comme un message indiquant que l’Homme a l’avenir de la planète entre ses mains.

L’artiste a réalisé cette œuvre dans la Fonderie artistique Versiliese à Pietrasanta en Toscane et l’a offerte à la Fondation Prince Albert II pour une vente caritative à l’occasion du premier Monte-Carlo Gala for the Global Ocean en 2017. Cette pièce unique a été acquise par Johann Young et prêtée à la Fondation Prince Albert II en vue d’être exposée.

Bernard Bezzina est un artiste plasticien, peintre et sculpteur français, né en 1956. Ses recherches sur la matière l’on conduit à déconstruire, fragmenter, faire voler en éclat la structure pour ensuite procéder à une « ré-union » fondamentale, une « divition ». De la « division » à « l’amplification », son geste artistique donne au fragment choisi une puissance d’un nouvel ordre, qui devient une entité indépendante. Dans sa recherche perpétuelle des possibilités et des effets de la matière, il travaille, le bronze, le bois, l’acier, le marbre, le papier. Ses œuvres monumentales représentent des mains, poings, pieds, épaules, sortes de vestiges antiques ensevelis et abîmés par le temps. Il expose en Italie, en France, aux États-Unis et en Belgique. Il vit actuellement entre Toulon dans le Var et Pietrasanta en Toscane.

Garden Butterfly

Influencé par le Pop art, Romero Britto est devenu maître dans l’art de créer les objets en série. Afin de toucher le plus grand nombre, les sujets traités sont des symboles populaires. La série des « Garden Butterfly » se décline à Monaco, à Singapour, à Prague, à Miami et à Hollywood en Floride. Le papillon, symbole d’espoir et de légèreté d’esprit traduit l’optimisme de l’artiste. De même, les couleurs vives et sans nuance invitent à développer des énergies positives. Britto s’inspire de la culture brésilienne et du chromatisme vif du carnaval. Toute œuvre doit être porteuse d’espoir, dit-il.
S’il oscille entre la peinture tournée vers l’intimité et la sculpture ouverte vers l’espace public, l’artiste travaille tous les supports et techniques. Britto est un familier de la Principauté ; il peint de ses couleurs vives les portraits de LL.AA.SS. le Prince Albert II et la Princesse Charlène en 2013 et expose cinq de ses œuvres au Yacht Club de Monaco en 2019. Cette sculpture monumentale installée près du nouveau quartier Mareterra se compose de trois colonnes en bronze de 10, 12 et 15 mètres de hauteur. Bernard Bezzina décline sa thématique de prédilection : la force et la fragilité. Les trois pics dressés ne forment qu’un et exalte la puissance. Toutefois, tels des bois calcinés, les trois éléments ne sont pas dépourvus d’aspérités et rappellent la série des « Bois déchirés » chère à l’artiste. Placée face à la mer Méditerranée, ces sculptures monumentales conjuguent les éléments cosmiques : l’eau, la terre et l’air.
Né en 1963 à Recife, Romero Britto est un sculpteur et peintre brésilien. Autodidacte, il s’inspire des street artists, avant de se familiariser avec les œuvres des grands maîtres, tels Matisse et Picasso lors de ses séjours en Europe au début des années quatre-vingt. L’influence du Pop art est notable, il développe toutefois son propre style reconnaissable et reconnu du grand public. Il met alors son talent et sa esprit positif au service de campagnes publicitaires. De grandes marques internationales font appel à lui telles que Disney, Bentley, Coca-Cola, Evian, Hublot, Mattel, Audi. Il contribue à égayer de ses couleurs vives les grands événements internationaux, sportifs ou musicaux (le Super Bowl, les Grammy’s, la Coupe de Monde de football, les Jeux Olympiques, le Festival de Montreux). Cela n’empêche pas Britto d’exposer toujours dans les rues de Miami où il réside et a installé son atelier d’artiste.

A la mémoire du Prince Albert 1er 1848-1922

À l’occasion des commémorations du centenaire de la disparition du Prince Albert Ier, l’État monégasque a commandé à Giuseppe Ducrot cette œuvre monumentale réalisée en céramique blanche. Mesurant un peu plus de cinq mètres de haut et environ trois mètres de large, l’œuvre représente en son centre un buste du Prince Savant. L’œuvre d’art est placée sur la façade de la Chapelle de la Visitation, dans la ruelle Chanoine Franzi. Celle-ci relie ainsi deux réalisations emblématiques du Prince, le Musée Océanographique et le Lycée Albert Ier. En 1910, la Prince transforme l’ancien Couvent de la Visitation pour y fonder le Lycée de Monaco afin de proposer une éducation laïque et inaugure le Temple de la Mer, vitrine de ses campagnes océanographiques. Le monument rappelle les contributions majeurs du Prince Albert Ier à l’éducation, à la science et aux arts. S.A.S. le Prince Souverain et S.A.R. la Princesse de Hanovre ont inauguré le 11 octobre 2023 l’œuvre monumentale en présence de l’artiste.

Né à Rome en 1966, Giuseppe Ducrot se découvre très tôt un talent pour le dessin, réalisant sa première exposition à 14 ans. Il étudie dans l’atelier de peinture de Giovanni Colacicchi et s’initie à la sculpture auprès de Vito Cipolla. L’artiste italien s’inscrit dans une haute lignée d’artistes, celle qui a fondé le célèbre Studio Ducrot, spécialisé dans les arts décoratifs et le design. La renommée de Ducrot tient à son iconographie religieuse inspirée de l’art classique de la Rome impériale et de la sculpture hellénistique et baroque. À la fois figuratives et ornementales, les œuvres en céramique de Giuseppe Ducrot sont pleinement contemporaines. L’artiste travaille également le marbre, le bronze à la cire perdue et la terre cuite. Membre de l’Académie pontificale des beaux-arts et des lettres des Virtuoses au Panthéon, Ducrot a réalisé de nombreuses œuvres pour le Vatican.

Mosaïque de marbre

La mosaïque de marbre et galets de 60 mètres carrés composée de 77 carreaux est à l’image de l’œuvre de l’artiste : composite, éclectique, monumentale et colorée. Une forêt de motifs végétaux rappellent l’un de ses thèmes de prédilection : la nature, particulièrement celle du Sud-Ouest. Cette mosaïque répond à ses créations picturales où l’arbre, les forêts, les campagnes et les paysages occupent une place centrale. Les couleurs d’automne chères à l’artiste donnent le ton à l’ensemble de la composition, quelque peu expressionniste, toujours poétique. Installée par l’artiste en 1985, la décoration murale est contemporaine de la création du nouveau quartier de Fontvieille.

Né en 1926, Marc-Antoine Bissière dit Louttre B. est le fils du peintre Roger Bissière, qu’il eut comme maître. Il participe au Salon de mai à Paris, où il rencontre Nicolas de Staël en 1949. Louttre B. installe alors son atelier d’artiste à Paris. Formé à la peinture en bâtiment, il repeint le château de Nicolas de Staël à Ménerbes dans le Vaucluse en 1954. La même année, il se marie avec Laure Latapie, fille du peintre et graveur Louis Latapie, avec qui Roger Bissière, Amédée Ozenfant et Georges Braque créèrent l’Association des Castors de Montsouris. Il s’initie en 1960 à l’estampe et réalise avec Marcel Fiorini des gravures monumentales. Il innove avec de la peinture au sable, mais à la mort de son père en 1964, il se détourne de l’art pictural. Au milieu des années soixante, il s’adonne à la sculpture monumentale en béton et n’a de cesse de renouveler ses techniques et d’étudier de nouvelles matières : livres illustrés, vitrail, tapisserie, sculpture en béton, en ciment, en pierre ou en bois brulé. En ce début de XXIe siècle, il reprend la peinture et poursuit son œuvre de graveur qu’il expose dans des expositions personnelles. Il décède en 2012.

Buste du Prince Louis II

Fils du Prince Albert Ier, le Prince Louis II (1870-1949) accède au trône en 1922. Militaire de carrière, engagé volontaire pendant la Grande Guerre au cours de laquelle il est cité à deux reprises, le Prince Soldat quitte l’armée française avec le titre Colonel lorsqu’il devient Prince Souverain. Après-guerre, il reprend la politique des grands travaux d’utilité publique et fait construire le nouveau Palais de Justice (1930), le Bureau Hydrographique International (1931), le Stade Louis II (1939). Sous son règne, le premier Grand Prix automobile est organisé à Monaco en 1929. Son action en matière économique et sociale est pérenne : création de l’Office d’Assistance Sociale en 1938, protection du droit syndical en 1945, création du Tribunal du Travail en 1946 et d’une retraite des salariés en 1947.
Le Prince Louis II favorise le développement des arts en Principauté avec la tenue annuelle, à partir de 1926, du Salon monégasque de peinture et de sculpture et avec la création, en 1935, du Musée des Beaux-Arts. La même année, Louis Maubert exécute la première effigie en marbre dédié au Prince. Produit d’une souscription publique lancé deux ans auparavant par la Mairie de Monaco, le buste est à la clôture du Salon monégasque déposé au Musée des Beaux-Arts nouvellement créé avant d’être placé dans la niche du nouveau Tribunal en 1937.
Le Prince Louis II s’éteint en 1949. Sa fille la Princesse Charlotte ayant renoncé au trône, c’est son petit-fils le Prince Rainier III qui devient Prince Souverain de Monaco.

Né en 1875, Louis Maubert est un sculpteur français. Elève de Denys Puech, statuaire du Prince Albert Ier et Grand Prix de Rome, Maubert expose régulièrement au Salon des Artistes français entre 1898 et 1939. Il réalise le monument dédié à Gambetta en 1909 édifié lors de la visite du président Fallières à Nice et celui dédié à la Reine Victoria installé à Cimiez en 1912. Il dirige entre 1921 et 1933 la Villa Médicis à Rome. Il exécute des statues dédiées aux grands dignitaires niçois et de nombreux monuments aux morts en France. En 1930, il sculpte le buste en marbre blanc de Monseigneur Perruchot sis en la Cathédrale de Monaco. Médailleur, il grave des pièces de monnaies à l’effigie du Prince Louis II entre 1943 et 1945. Il décède à Nice en 1949.

Buste du Prince Honoré II

Fils d’Hercule Ier, Honoré II (1597-1662) devient Seigneur de Monaco en 1604, à l’âge de six ans ; la régence étant assurée par son oncle maternel. En 1612, il prend le titre de Prince de Monaco, le premier de la dynastie des Grimaldi. En 1641, le Prince voulant rompre avec le protectorat espagnol signe le Traité de Péronne qui scelle l’alliance de la Principauté de Monaco et du Royaume de France. Honoré II chasse alors les Espagnols de la place et crée une noblesse monégasque pour remercier ses compagnons d’armes. Une garnison française s’installe en Principauté. Afin de compenser les pertes en territoire espagnol et ses revenus, des fiefs français sont accordés au Prince de Monaco par le Roi Louis XIII : le Duché de Valentinois, le Marquisat des Baux, le Comté de Carladès, notamment. À son décès survenu en 1662, son petit-fils Louis Ier lui succède en tant Prince Souverain de Monaco.

Le buste d’Honoré II est exécuté vers 1650 par le sculpteur génois Lazare Ratto. Grâce à la générosité des Monégasques, l’œuvre est placée le 30 décembre 1660 sur une Maison de Ville par le génois Cantone chargé de tous les travaux d’architecture du Palais Princier jusqu’à la mort du Prince. Le buste est transféré sur la façade est du nouveau Palais de Justice inauguré en 1930.
En 2018, le buste est restauré et exposé dans le cadre de l’exposition « Princes et Princesses de Monaco » à Pékin dans la Cité Interdite. L’œuvre originale est depuis conservée à la Galerie des Princes au Palais Princier. Une copie du buste en marbre est placée dans la niche du Palais de Justice.

Aigle de Bonelli

L’aigle de Bonelli est une espèce menacée en Europe. Ce rapace emblématique des côtes méditerranéennes doit son déclin à l’activité humaine. Afin de sensibiliser les populations aux risques pesant sur la biodiversité, l’Eco Art international, organisateur de l’événement, a mis à disposition divers modules de sculptures vierges afin que chaque artiste puisse proposer sa vision du rapace menacé. Trois représentations de l’oiseau étaient proposées : l’aigle prenant son envol, planant ou en position debout.
Cette première édition de l’Eco Art Parade a réuni 55 artistes ayant disséminé leur œuvre dans toute la Principauté pendant quatre mois. Parmi la cinquantaine d’artistes qui relèvent le défi, beaucoup sont familiers de la Principauté : Sosno, Nall, Spencer Hodge, Kenzo, Philippe Pastor, Cyril de la Patellière, Moya, Peter Klasen, Martin Caminiti, Eric Brocchi, Roberto Barni, etc.
Les créations furent vendues aux enchères par la maison Sotheby’s au profit de la Fondation Albert II. La Mairie de Monaco, acquéreur de l’un des aigles, a confié au Club Le Temps de Vivre le soin de personnaliser l’œuvre. Les Aînés du Club, placés sous la Direction du Service des Seniors et de l’action sociale, ont proposé leur vision colorée de l’oiseau et ont conjugué transmission et sensibilisation environnementale.
D’autres sculptures de l’aigle de Bonelli, crées lors de l’Eco Art Parade sont exposées, dans des lieux emblématiques de la Principauté ; celle-ci reste la seule visible au sein de l’espace publique.

L’ange des mers

Initialement exposée dans le cadre de l’inauguration de l’Hôtel Métropole à Monte Carlo, l’œuvre de Amaryllis a ensuite été exposée à la Galerie Robin Leadouze à Paris.
Comme beaucoup de sculptures d’Amaryllis, L’Ange des Mers est une interprétation audacieuse et unique du concept de sirène et un merveilleux ajout aux statues de sirène du monde.
« Elle est à la fois femme et raie Manta. Elle symbolise notre origine et notre lien avec la mer en tant que Mère de la Vie, berceau de la vie sur notre monde. Comme mes autres statues, elle porte un message de préservation et d’harmonie avec la vie dans nos océans.
Amaryllis a ensuite sculpté d’autres œuvres d’art portant un message similaire, notamment la statue de sirène « Atlante » installée dans le port de Cannes en 2000, et les statues de sirène Ama qui font partie d’Amaryllis Art for Charity.

Amaryllis a fait ses études à l’École des Beaux-Arts en France et est un sculpteur accompli et réputé, notamment dans les domaines liés à la mer et à la conservation des océans. Sa passion pour la préservation de la nature et en particulier de nos océans transparaît dans ses œuvres d’art.
Nommée d’après la belle fleur d’Amaryllis, elle était surnommée Ama. Elle a appris un jour que « ama » est un mot japonais désignant les femmes de la mer – les ama japonaises ont une riche tradition de plongée pour les perles et autres trésors de la mer, semblable aux plongeurs haenyo de Corée du Sud. Amaryllis a développé une passion pour la mythologie et les légendes relatives à nos océans et est une passionnée des sirènes depuis son enfance. Un thème récurrent dans son art est notre lien avec la mer en tant qu’origine de la vie, et le message selon lequel nous devons préserver ce berceau de la vie, tant pour nous-mêmes que pour les nombreuses espèces menacées.

Décor pour la Promenade du Larvotto

Créé en 1968, ce décor architectural, initialement composé de vingt-neuf panneaux décoratifs, est le fruit d’une commande de l’État monégasque à Roger Capron pour orner les façades des locaux situés sous la promenade du Larvotto.
Réalisés en terre cuite émaillée, les carreaux sont issus d’un nouveau procédé mis au point par Roger Capron et Jean Derval, appelé « WM ». Ce procédé industriel permettait de fabriquer des briques de terre crue présentant une alternance de reliefs saillants et creux, en dents de scie, dont le profil évoque les lettres WM. Les briques de pâte crue étaient ensuite travaillées à l’aide de mirettes, pour créer des motifs en relief, avant d’être cuites puis émaillées. Si Roger Capron a ensuite utilisé du grès pour la majorité des décors en brique WM, les panneaux du Larvotto, parmi les plus anciens, sont en faïence.
Le thème marin, défini à la commande de l’œuvre, a été décliné par l’artiste en autant de visions stylisées des fonds méditerranéens où poissons, algues et crustacés sont formés de reliefs variés et de dégradés irisés de rose et blanc.
Dans le cadre des travaux de restructuration de la plage du Larvotto, initiés en septembre 2019, l’équipe du Nouveau Musée National de Monaco s’est vu confier la protection et la valorisation de cette œuvre majeure. Sur les vingt-neuf panneaux originellement exposés au Larvotto, douze étaient encore conservés sur site, tandis que deux panneaux avaient été préalablement déposés et réimplantés sur la façade de la gare maritime de la nouvelle digue.
À l’issue d’un vaste chantier de conservation-restauration, douze panneaux du décor pour la plage du Larvotto intégreront la Galerie des Salines, inaugurée en mai 2024.

Roger Capron (né à Vincennes en 1922, mort à Cannes en 2006) est un artiste français qui a largement contribué au renouveau de la céramique dans les années 1950 et 1960. Formé à l’École des arts appliqués de Paris avec Robert Picault et Jean Derval, ils fondent ensemble l’atelier Callis à Vallauris en 1946. En 1952, alors que le trio s’est séparé, Roger Capron ouvre une petite usine de céramique à Vallauris où il commence à développer une production en série, fusionnant une démarche artistique et des procédés industriels. Son travail évolue à partir des années 1960 vers des pièces de mobilier et un style moderniste. Les commandes de céramique architecturale se multiplient également, dont la gare maritime de Cannes ou le décor du Byblos à Saint-Tropez. Roger Capron a remporté de nombreux Prix, dont la médaille d’or à la Triennale de Milan en 1954. Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées, parmi lesquelles une grande rétrospective en 2003 au Musée National de la Céramique à Sèvres.

Trois éléments

Cette sculpture monumentale installée près du nouveau quartier Mareterra se compose de trois colonnes en bronze de 10, 12 et 15 mètres de hauteur. Bernard Bezzina décline sa thématique de prédilection : la force et la fragilité. Les trois pics dressés ne forment qu’un et exalte la puissance. Toutefois, tels des bois calcinés, les trois éléments ne sont pas dépourvus d’aspérités et rappellent la série des « Bois déchirés » chère à l’artiste. Placée face à la mer Méditerranée, ces sculptures monumentales conjuguent les éléments cosmiques : l’eau, la terre et l’air.
Trois ans de travail ont été nécessaires pour réaliser ce projet suivi depuis sa conception par S.A.S le Prince Souverain. Fabriqués dans ses ateliers de Pietrasanta, les Trois Éléments ont été inaugurés le 3 juin 2023 par le Prince Albert II de Monaco en présence de l’artiste. Bernard Bezzina est un familier de la Principauté exposant déjà l’une de ses « Divitions », ses œuvres fragmentées puis reconstituées, dans l’espace urbain monégasque.

Bernard Bezzina est un artiste plasticien, peintre et sculpteur français, né en 1956. Ses recherches sur la matière l’on conduit à déconstruire, fragmenter, faire voler en éclat la structure pour ensuite procéder à une « ré-union » fondamentale, une « divition ». De la « division » à « l’amplification », son geste artistique donne au fragment choisi une puissance d’un nouvel ordre, qui devient une entité indépendante. Dans sa recherche perpétuelle des possibilités et des effets de la matière, il travaille, le bronze, le bois, l’acier, le marbre, le papier. Ses œuvres monumentales représentent des mains, poings, pieds, épaules, sortes de vestiges antiques ensevelis et abîmés par le temps. Il expose en Italie, en France, aux États-Unis et en Belgique. Il vit actuellement entre Toulon dans le Var et Pietrasanta en Toscane.