Chemin des Sculptures
Par le sable et le sel

Installée lors de l’aménagement du nouveau quartier de Fontvieille, la sculpture Par le Sable et le Sel évoque la rencontre de la terre et de la mer. Les sculptures d’Amado surprennent souvent par leurs très grandes dimensions. Sortes d’œuvres fossilisées abstractives, ses créations soulignent ce que l’espace et la matière ont d’essentiel, d’élémentaire et de vital dans leur réalité même. Monumentales, elles évoquent des demeures troglodytes, des vaisseaux ou des métropoles du désert. Le minéral renvoie à origine des temps et pourtant il est voué à devenir sable rongé par le sel. Amado opte pour l’authenticité du matériau brut, le plus souvent du ciment de basalte cru ou cuit, d’aspect rugueux, variant du gris au rouille.

Jean Amado est un sculpteur né en 1922 à Aix-en-Provence. Il étudie le dessin et la peinture puis se consacre à la céramique. Il installe son atelier personnel dans sa ville natale en 1947. Au cours des années cinquante, il se tourne vers la sculpture architecturale. Il intègre ses créations sculptures en bas-reliefs ou des fontaines dans des ensembles construits : encadrements de portes dans des immeubles du Vieux Port à Marseille, un Totem de 40 mètres et cinq fontaines pour un ensemble de l’architecte Fernand Pouillon à Alger.
En 1957, il met au point un matériau nouveau qu’il fait breveter : le « Cérastone », béton réfractaire émaillé à base de ciment réfractaire, de porphyre ou de basalte et d’eau qu’il utilisera pour la plupart de ses travaux. Des commandes publiques ont permis l’implantation de grandes sculptures dans des espaces publics français comme le monument en hommage à Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre, dans le parc du Prado à Marseille en 1989. Des rétrospectives de son œuvre ont été organisées à Paris, à Marseille et à Aix-en-Provence. Il décède en 1995.

Cadre de Paix

Cette œuvre monumentale accueille les visiteurs près de la Porte Neuve face à la mer. Elle a été dévoilée le vendredi 15 septembre 2006 par S.A.S. le Prince Albert II. Il a fallu cinq tonnes de bronze patiné et un an de travail dans les fonderies de Pietrasanta en Toscane pour réaliser ce cadre de 5,5 mètres de haut et de large. Nall a vu grand pour réaliser cette œuvre intitulée Peace Frame laquelle met en évidence l’objet vu à travers le cadre : la Principauté de Monaco. Don de la Fondation du Festival Puccini de Torre Del Lago.

Fred Nall Hollis dit Nall est un artiste peintre, portraitiste, graveur, sculpteur, mosaïste américain, né en 1948 à Troy dans l’Alabama. Il dessine dès son enfance, puis fait des études d’art, de sciences politiques et de psychologie à l’Université d’Alabama à Tuscaloosa. En 1971, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris avec la note maximale. Salvador Dali, son mentor, lui conseille alors : « dessine d’après nature, dessine encore et encore… » Inspiré par l’art des Indiens Huichol, par l’art psychédélique américain, le fauvisme, l’impressionnisme et les lavis japonais, il produit essentiellement des dessins en noir et blanc.
L’art de Nall est le reflet de son environnement. Grand voyageur, il s’inspire de l’architecture arabe et byzantine, des formes géométriques des quilts d’Alabama et des compositions géométriques du peintre Mondrian. En 1976, il s’installe à Nice. Il achète l’atelier de Jean Dubuffet à Vence en 1986, puis la Fondation Karolyi rebaptisée Nall Art Association en 1996 où s’installent de nombreux artistes.
De nombreuses réalisations lient l’artiste à la Principauté de Monaco. Nall réalise une illustration pour le 51e Bal de la Croix-Rouge monégasque à la demande de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco en 2000. Il créé deux monumentales mosaïques, Sunrise & Sunset Pensée (5 m x 5 m pour chacune), pour orner le Grimaldi Forum en 2003 et les œuvres Peace Frame et Violata Pax colombe dans le cadre du projet Violata Pax en 2006. D’importantes collections permanentes en France, aux Etats-Unis, en Italie conservent ses œuvres. Il vit actuellement à Fairhope, en Alabama, où il forme des élèves.

Hermès

En 1986, La Marisa del Re Gallery présente à New-York une série de coupes de statues en bronze représentant les dieux antiques intitulée « Gods and Goddesses ». Arman s’inspire des statues de la collection du Musée du Louvre et coule des bronzes qu’il coupe d’abord à la scie avant de les recomposer. Cette série est présentée à la Foire internationale d’art contemporain la même année. Les personnages mythologiques sont un thème récurrent chez l’artiste.
La statue d’Hermès ou « Mercure en vol » est représentée à la manière du sculpteur Jean Bologne dit Giambologna. La divinité grecque, en appui sur la pointe de son pied gauche, est dotée de ses attributs, le caducée et les sandales ailées. Dans la religion grecque antique, Hermès est le messager des dieux et le médiateur entre l’Olympe et les hommes. Gardien des routes et des carrefours, il est le dieu des voyageurs et des commerçants. Il symbolise le mouvement, le passage et le changement d’état.

Arman (Armand Fernandez), né en 1928 à Nice, est un artiste français, peintre, sculpteur et plasticien. Il fait ses études à l’École des Arts Décoratifs de Nice, puis à l’École du Louvre à Paris.
Lié à Yves Klein depuis 1946, Arman participe en 1960 à la fondation du groupe des Nouveaux Réalistes de Pierre Restany connu sous le nom d’École de Nice. Arman, qui signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh, décide d’abandonner le « d » d’Armand et officialise sa signature d’artiste, en 1958, à l’occasion d’une exposition chez Iris Clert. En réponse au Vide d’Yves Klein, son approche constitue le point de départ des « Accumulations » et des « Colères » qui demeurent les deux volets de son appropriation de l’objet. Il participe à de très nombreuses expositions en France et à l’étranger.
A partir de 1961, Arman réside et travaille à New-York, mais séjourne souvent à Nice et à Vence. Il expose régulièrement à Monaco. Toute sa vie, Arman fut aussi un collectionneur passionné d’objets usuels (montres, armes, stylos…) et d’objets d’art, en particulier d’art africain traditionnel dont il était un spécialiste apprécié et reconnu. Il meurt en 2005 à New York.

Grand ours

Selon les mots de François-Xavier Lalanne, « le monde animal constitue les formes les plus riches et les plus variées de la planète ». L’artiste crée un bestiaire pour orner et agrémenter les jardins et les parcs. L’influence de François Pompon est perceptible dans la sculpture animalière. Ses œuvres aux courbes élégantes et épurées recherchent la plus profonde simplicité. Les animaux en bronze sont grandeur nature ou surdimensionnés. Lalanne s’inspire aussi des sculptures antiques égyptiennes avec un design très soigné des détails : pattes, museaux, oreilles, nageoires… Le chemin des sculptures expose trois de ses œuvres : Grande Carpe, Âne attelé et Grand Ours.

François-Xavier Lalanne est un sculpteur et graveur français né à Agen en 1927 et mort à Ury (Seine-et-Marne) en 2008. Il suit des études de dessin, de peinture et de sculpture à l’Académie Julian à Paris où il côtoie notamment René Magritte, Salvador Dalí, ainsi que Constantin Brancusi – lequel occupe un atelier mitoyen du sien à Paris.
D’abord peintre, il devient célèbre en tant que décorateur puis sculpteur, travaillant à des œuvres communes avec son épouse Claude Lalanne ou individuellement. Son inspiration est tirée de la nature pour créer un bestiaire parmi lequel le mouton fait partie de son animal fétiche. Il transforme les animaux en mobilier de manière originale : un rhinocéros-bureau en laiton, des sièges ou banquettes mouton, un babouin-cheminée, un hippopotame-baignoire… Des collectionneurs prestigieux tels que les Rothschild, les Noailles, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé vont lui octroyer une première visibilité internationale.

Pensive

Dans l’œuvre d’Emma de Sigaldi, c’est la matière même, dans toute sa puissance figurative, qui est sollicitée. À partir des années quatre-vingt, l’artiste consacre son travail à la recherche de formes et affine sa technique du marbre et du bronze. A travers ces matériaux nobles, elle confie ses émotions et ses pensées, traduites dans des formes tactiles. Réalisée en marbre rose en taille directe, la forme féminine allongée est très stylisée. Entre la figuration et la recherche de lignes pures, se dégagent des volumes. Emma de Sigaldi ne cherche pas le réalisme. Pour l’artiste, la matière transmet la puissance de la pensée.

Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden. Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte.
En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960. Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade Nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère, modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer. À partir des années 1970, Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore.
En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma De Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.

Élégante aux bains

En apparence, l’artiste peintre Anne Quémar évolue avec cette sculpture en dehors de son cadre créatif habituel. Mais son Élégante au Bain peinte évoque son thème de prédilection, la mer. L’œuvre humoristique et colorée est réalisée à des fins philanthropiques. Elle participe, en 2005, à la « MonaCow Parade », aux côtés de Folon, Arman et autres artistes contemporains. L’exposition de vaches grandeur nature est suivie d’une vente aux enchères des sculptures dont la moitié des sommes récoltées est versée au profit de l’Association Monégasque contre les Myopathies. L’œuvre est offerte en don par la Baronne Marianne Brandstetter, philanthrope, soutenant de façon appuyée le CHPG et la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Née en 1966 en Bretagne, Anne Quémar est une artiste peintre. Elle s’initie très jeune au dessin, au croquis et à l’aquarelle. Elle réalise des carnets de voyages illustrés lors de ses navigations à travers le monde et installe son atelier dans le golfe de Saint-Tropez. De la Bretagne au Sud de la France, les thèmes qui traversent son œuvre sont la mer, la lumière et les couleurs. Une atmosphère onirique se dégage de ses huiles. Dans la continuité d’Edward Hopper et de Bonnard, elle traduit dans un style figuratif l’ambiance des rivages méditerranéens. La mer au cœur de son art, elle créé une « ligne de coquillages » pour la maison Hermès. Elle expose à Paris, à Miami, à Courchevel, à Saint Barthélémy et à Dinard. Ses œuvres sont conservées dans de nombreuses collections privées en France et à l’étranger.

Passo a due

Descriptif de l’oeuvre En 1978, Cavallini débute la série Pas de danse, composé de sept groupes de sculptures de 3 à 7 m de haut sur le thème de la danse. Cette œuvre représente deux personnages stylisés pratiquant un porté. Dans ce pas de deux, un danseur, probablement un homme, a les deux pieds au sol tandis que la danseuse portée, exprime la légèreté. Les deux têtes penchées en arrière manifestent la précision de l’exécution du mouvement. Le style de Cavallini consiste à minimiser les personnages jusqu’à leurs caractéristiques essentielles et à valoriser le mouvement de leur action.
La principauté de Monaco acquiert l’œuvre en 1986. Une autre création de Cavallini, La Fraternità, est présente dans le chemin des sculptures.

Sauro Cavallini est un sculpteur italien, né en 1927 à La Spezia. Artiste autodidacte, il se consacre à la sculpture depuis sa maison de Fiesole en Toscane. Il fait de nombreuses expositions personnelles en Italie et ses sculptures monumentales ornent de nombreux espaces publics italiens. L’artiste répond à des commandes pour orner de sculptures monumentales les sites les prestigieux : le Monument à la Paix devant le Palais des Congrès à Florence, le Monument à la Vie au Palais des Droits de l’Homme à Strasbourg, notamment. Il décède en 2016 à Fiesole.
Son atelier toscan est transformé en maison-musée. En 2017, la Biennale de Florence lui décerne le prix « Lorenzo il Magnifico » pour l’ensemble de sa carrière in memoriam. Le jury florentin lui rend hommage « pour avoir magistralement donné vie au bronze à travers la sculpture en conférant légèreté et rythme à des figures originales et harmonieuses aux anatomies extrêmement naturelles, mais stylisées ».

Buste du Prince Louis II

Fils du Prince Albert Ier, le Prince Louis II (1870-1949) accède au trône en 1922. Militaire de carrière, engagé volontaire pendant la Grande Guerre au cours de laquelle il est cité à deux reprises, le Prince Soldat quitte l’armée française avec le titre Colonel lorsqu’il devient Prince Souverain. Après-guerre, il reprend la politique des grands travaux d’utilité publique et fait construire le nouveau Palais de Justice (1930), le Bureau Hydrographique International (1931), le Stade Louis II (1939). Sous son règne, le premier Grand Prix automobile est organisé à Monaco en 1929. Son action en matière économique et sociale est pérenne : création de l’Office d’Assistance Sociale en 1938, protection du droit syndical en 1945, création du Tribunal du Travail en 1946 et d’une retraite des salariés en 1947.
Le Prince Louis II favorise le développement des arts en Principauté avec la tenue annuelle, à partir de 1926, du Salon monégasque de peinture et de sculpture et avec la création, en 1935, du Musée des Beaux-Arts. La même année, Louis Maubert exécute la première effigie en marbre dédié au Prince. Produit d’une souscription publique lancé deux ans auparavant par la Mairie de Monaco, le buste est à la clôture du Salon monégasque déposé au Musée des Beaux-Arts nouvellement créé avant d’être placé dans la niche du nouveau Tribunal en 1937.
Le Prince Louis II s’éteint en 1949. Sa fille la Princesse Charlotte ayant renoncé au trône, c’est son petit-fils le Prince Rainier III qui devient Prince Souverain de Monaco.

Né en 1875, Louis Maubert est un sculpteur français. Elève de Denys Puech, statuaire du Prince Albert Ier et Grand Prix de Rome, Maubert expose régulièrement au Salon des Artistes français entre 1898 et 1939. Il réalise le monument dédié à Gambetta en 1909 édifié lors de la visite du président Fallières à Nice et celui dédié à la Reine Victoria installé à Cimiez en 1912. Il dirige entre 1921 et 1933 la Villa Médicis à Rome. Il exécute des statues dédiées aux grands dignitaires niçois et de nombreux monuments aux morts en France. En 1930, il sculpte le buste en marbre blanc de Monseigneur Perruchot sis en la Cathédrale de Monaco. Médailleur, il grave des pièces de monnaies à l’effigie du Prince Louis II entre 1943 et 1945. Il décède à Nice en 1949.

Le premier pas

En 1980, l’artiste inaugure une série de sculptures, intitulée « Une Naissance en Bronze ». Les nombreuses pièces de couples homme-femme, mère-enfant témoignent de cette période où le bonheur familial, lequel atteindra son sommet avec la naissance de sa fille Casmira en 1981, imprègne totalement son art. L’amour maternel est célébré dans cette sculpture, Le Premier Pas, placée devant la Maternité du Centre Hospitalier Princesse Grace. Elle représente une mère protectrice aidant d’une main son enfant à réaliser son premier pas et assurant de l’autre ses arrières au cas où celui-ci viendrait à tomber.

Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Harleem, aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix. Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; au sein du Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love, lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.

Il Cardinale Seduto

C’est au cours d’un voyage à Rome en 1934 que Manzù est fortement impressionné par le Pape Pie XI assis au milieu du Collège des Cardinaux dans la Basilique Saint Pierre. Par leur posture rigide et immobile, les Cardinaux lui apparaissent comme des statues. À partir de 1938, Manzù réalise une série de sculptures consacrées au thème du Cardinale Seduto.
Plus de trois-cent versions sont réalisées par l’artiste. Dans un style épuré, la statue forme une sorte de pyramide dont le sommet est la mitre. L’attitude immobile du cardinal, la puissance de la matière modelant les vêtements liturgiques et le visage figé du sujet expriment la haute spiritualité de l’homme d’église. Créée en 1982, la sculpture est acquise par la principauté de Monaco en 1989.

Giacomo Manzù est un sculpteur italien né à Bergame, le 22 décembre 1908. Issu d’une famille pauvre de douze enfants, Giacomo Manzù révèle très tôt son talent pour le dessin. Il est alors placé chez un artisan décorateur de Bergame et à treize ans, il suit des cours du soir chez un stucateur. Autodidacte, il s’intéresse à la sculpture pendant son service militaire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il exécute de nombreux reliefs sur le thème de la Crucifixion et de la Déposition de croix. Il décore de nombreux édifices religieux : la porte de la Mort de la Basilique Saint-Pierre à Rome, le portail central de la cathédrale de Salzbourg, la porte de l’Amour, puis la porte de la Paix et de la Guerre pour l’église Saint-Laurent de Rotterdam, le portail central de la cathédrale d’Orvieto. Il réalise le « Monument au Partisan » à Bergame sa ville natale en 1977. Il exécute sa dernière sculpture monumentale en 1989 : « Mother and Child » offerte par le Gouvernement italien à l’Organisation des Nations Unies à New York. Il meurt à Rome le 17 janvier 1991.