Après la disparition tragique de la Princesse Grace, Kees Verkade sculpte à sa mémoire une statue en bronze, La Princesse du Rocher. Pour créer cette œuvre, le Prince Rainier III lui met ainsi à disposition un espace au Palais Princier. La sculpture est dévoilée le 18 juin 1984, lors de l’inauguration de la Roseraie Princesse Grace, créée en sa mémoire. Selon le souhait du Prince Rainier III, la sculpture est placée sur la partie la plus élevée du parc paysager. « Son hommage personnel à la rose », est gravé sur le bloc de pierre posé au pied de la statue.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix. Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.
Peintre figuratif, Pierre-Auguste Renoir s’adonne à la sculpture de 1913 à sa mort. Atteint de rhumatismes articulaires déformants, Renoir dessine et dirige la main de Richard Guino, jeune sculpteur recommandé par son ami Aristide Maillol. La Grande Laveuse est la dernière sculpture créée par le maître en collaboration avec Guino qui réalise le plâtre en 1917. Elle représente un personnage féminin nu accroupi, un genou à terre lessivant un linge. À l’origine, la sculpture devait faire partie d’un groupe associée à la figure masculine du Forgeron ; le couple symbolisant l’antagonisme entre l’eau et le feu, la femme et l’homme. La figure féminine rappelle les personnages qu’il peint dans ses nombreux tableaux impressionnistes. Fondue en 1984, la sculpture est acquise par l’État monégasque en 1994.
Pierre-Auguste Renoir est un peintre français né en 1841 à Limoges. Issu d’une famille d’artisan installée à Paris, il entre à l’âge de treize ans comme apprenti dans un atelier de porcelaine. Il fréquente les cours du soir de l’École de dessin et d’arts décoratifs et entre en 1862 à l’École des Beaux-Arts de Paris.
Dans l’atelier de Charles Gleyre, il rencontre Claude Monet, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Une solide amitié se noue entre les quatre jeunes gens qui vont régulièrement peindre en plein air. Sous l’influence de Monet, Renoir apprend à rendre les effets de la lumière et à ne plus utiliser le noir pour les ombres. Il réalise son chef-d’œuvre : le Bal du moulin de la Galette pour l’exposition des peintres impressionnistes de 1878. Il évolue dans les années 1880 vers un style plus réaliste ; il peint des nus, des portraits, des paysages, des marines et des natures mortes. Il a aussi été pastelliste, graveur, lithographe, sculpteur et dessinateur. Il décède en 1919 à Cagnes-sur-Mer au Domaine des Collettes devenu depuis le musée Renoir.
Pièce unique réalisée en marbre blanc de Carrare, la sculpture de Greta Alessio témoigne de la période toscane de l’artiste. Dans un matériau noble, d’une hauteur d’un peu moins de deux mètres, l’œuvre représente un poisson stylisé et dressé sur un socle de faible proportion avec lequel il fait corps. Les courbes pures et les lignes effilées expriment parfaitement la fluidité de l’environnement marin.
Greta Alessio, artiste de nationalité française, est née le 28 juin 1942 à Monaco. Après s’être consacrée à la danse pendant son adolescence, elle fréquente le cours de céramique du Pavillon Bosio à Monaco-Ville. L’enthousiasme pour cet art la conduit à s’intéresser sérieusement à la sculpture à partir du début des années 1980, elle se rend donc à Carrare et à Pietrasanta où elle s’essaie, en autodidacte, à la technique de la terre cuite, puis à celles du bronze et du marbre. Depuis, elle partage son travail entre Monaco et la petite ville de Pietrasanta où elle s’inscrit à la Scuola Superiore di Scultura. C’est dans cette petite ville toscane qu’elle réalise ses œuvres (la Fonderia Del Chiaro, la Fonderia Mariani et il Laboratorio Henraux).
Son œuvre fait l’objet d’une première exposition à Monaco en avril 1992. Admiratrice de Michel-Ange et de la sculpture abstraite japonaise, son registre est varié, ses thèmes favoris étant le cirque, la danse et la mythologie. Le prix Greta Alessio remis au Festival International du Cirque de Monte-Carlo témoigne de l’un de ses thèmes de prédilection. Deux autres œuvres de l’artiste sont visibles dans le parcours des sculptures : La Vierge et Padre Pio.
Cette sculpture imposante par ses dimensions, est composée de trois hommes, formant une danse sur un rocher. Chaque personnage est unique. Deux d’entre eux vont dans la même direction, le dernier dans le sens opposé. Le plus petit d’entre eux lutte, tente d’avancer. Tous sont ancrés dans cette masse rocheuse ne pouvant s’en défaire. Métaphore de la condition humaine : l’homme ne peut reculer. L’artiste prête à Monaco cette œuvre destinée à orner son monument funéraire.
Blake William Ward est né en 1956 à Yellowknife au Canada, dans les Territoires du Nord-Ouest. Dès l’âge de 19 ans Blake étudie l’histoire de l’art à la British Academy à Rome, il poursuit sa formation à l’Université d’Alberta au Canada de 1975 à 1979. Après avoir obtenu sa licence, Blake Ward décide de poursuivre l’étude de la sculpture figurative dans les capitales artistiques européennes : à Manchester à la Polytechnic Institute (1984) et à Paris où il fréquente l’Atelier de Cyril Heck de 1986 à 1989. Au cours de cet apprentissage à Paris, il se concentre sur les techniques traditionnelles utilisées par les artistes figuratifs et développe un modèle précis de travail représentatif. Pour Blake la sculpture figurative est le langage de l’esprit humain.
Ses sculptures sont souvent des évocations modernes de thèmes classiques, son travail représente une tentative d’exprimer la beauté et d’évoquer nos sensations spirituelles. Honorant la tradition européenne, chaque sculpture est limitée à une édition de douze exemplaires.
Blake Ward réside en Principauté depuis 1991, trois de ses sculptures monumentales y sont exposées de manière permanente : L’Éveil se trouve dans les jardins du Trocadéro, Place des Moulins ; Les Atlantes et 1989 Emerging Continents à Fontvieille.
La sculpture représentant le portrait du Prince Rainier III est inaugurée en janvier 2006 à l’occasion du 30e Festival International du Cirque de Monte-Carlo en présence de la Famille Princière. Marin associe innovation technologique et tradition. L’image originale est une photographie du Prince Rainier III qui devient un dessin avec des lignes, des points, des déformations chromatiques. Les œuvres sont ensuite retravaillées au pinceau et à la bombe pour créer cet effet d’optique. L’artiste travaille l’acrylique sur toile ou utilise un procédé numérique sur plexiglas, bois, aluminium ou bronze pour les sculptures.
Très attaché à la Principauté, Marcos Martin soutient la Fondation Prince Albert II de Monaco et participe à de nombreuses œuvres caritatives. Il réalise régulièrement des portraits de la Princesse Grace.
Marcos Marin est un artiste brésilien né en 1967. Très jeune, il démarre une carrière de pianiste virtuose et part étudier la musique à Paris où il s’installe en 1990. Il se tourne vers la peinture et rencontre Vasarely. À Montmartre, il devient assistant dans un atelier de reprographie où il apprend la technique de la sérigraphie. Il s’inscrit dans le mouvement Op’Art. Il se spécialise dans les portraits optiques de célébrités, d’hommes politiques ou de grandes figures de la peinture classique comme Mona Lisa, Marylin Monroe, Salvador Dali, Brigitte Bardot, Andy Warhol, Pablo Picasso, Barack Obama… Ses sculptures sont un développement direct de ses peintures auxquelles il ajoute de la dimension et de l’interaction.
Ses œuvres monumentales ornent désormais de nombreux espaces publics sur la Côte d’Azur et dans le monde entier. Son mélange d’art figuratif et d’art abstrait fait de ses œuvres de réels témoignages intemporels. Il a reçu de nombreux prix et sa renommée est internationale. Il vit actuellement à Monaco.
À l’occasion du 40e anniversaire du Festival International du Cirque de Monte-Carlo, Rolf Knie présente une sculpture en hommage aux éléphants de cirque. Inaugurée, le 19 janvier 2016, l’œuvre est installée dans les jardins du chapiteau de Fontvieille en présence de S.A.S. la Princesse Stéphanie, Présidente du Festival. Qui mieux que l’artiste suisse Adolf Knie pouvait réaliser une sculpture en hommage aux animaux qui ont accompagné la longue tradition familiale ? Le Cirque Knie fut fondé en 1803 par Friedrich Knie et depuis les années vingt, l’éléphant était le symbole de la troupe suisse.
Spécialisés dans le dressage des animaux, les Knie décident en 2015 de ne plus programmer de numéros de pachydermes dans leurs spectacles. Les animaux sont mis au repos dans le zoo de Rapperswil-Jona en Suisse créé en 1962 par le Cirque Knie.
Rolf Knie, né le 16 août 1949 à Berne, est un peintre, artiste et acteur suisse. Il est le fils de Fred Knie Senior, directeur artistique du Circus Knie. La troupe est aujourd’hui dirigée par son frère Fred Knie Junior. Enfant de la balle, Rolf passe son enfance dans le cirque familial et fait des tournées en Suisse. Il fait sa première apparition de clown à l’âge de cinq ans. En 1973, il collabore avec Gaston Häni et commence avec lui une carrière de clown.
En 1977, il forme une troupe de théâtre et met fin à sa carrière de cirque en 1984 pour se consacrer à la scène. Acteur jusqu’aux années quatre-vingt-dix, Rolf s’intéresse également à la peinture et à la sculpture. Ses créations figuratives, très colorées, représentent essentiellement des scènes de cirque, des animaux, des acrobates et des clowns. En 2020, il met en scène une comédie musicale racontant les cent ans d’histoire du cirque suisse traditionnel.
Le titre, pourtant énigmatique, l’indique clairement : cette sculpture est la réunion d’un éléphant et d’une moto. Les deux images sont reproduites dans un style réaliste de façon à être immédiatement reconnaissables. Mais l’œuvre dans son ensemble porte en elle divers degrés de complexité et d’ironie. Avec Motophant, les images appartiennent expressivement à deux mondes distincts, sinon opposés, comme le sont le monde animal et celui de la technique.
Motophant a été exposé lors de la IIe Biennale de Sculpture de Monte-Carlo en 1989. L’œuvre a participé à l’échange culturel Lugano-Monaco en août et septembre 1996.
Arman (Armand Fernandez), né en 1928 à Nice, est un artiste français, peintre, sculpteur et plasticien. Il fait ses études à l’École des Arts Décoratifs de Nice, puis à l’École du Louvre à Paris. Arman (Armand Fernandez). Lié à Yves Klein depuis 1946, Arman participe en 1960 à la fondation du groupe des Nouveaux Réalistes de Pierre Restany connu sous le nom d’École de Nice. Arman, qui signe ses œuvres de son prénom en hommage à Van Gogh, décide d’abandonner le « d » d’Armand et officialise sa signature d’artiste, en 1958, à l’occasion d’une exposition chez Iris Clert. En réponse au Vide d’Yves Klein, son approche constitue le point de départ des « Accumulations » et des « Colères » qui demeurent les deux volets de son appropriation de l’objet. Il participe à de très nombreuses expositions en France et à l’étranger.
A partir de 1961, Arman réside et travaille à New-York, mais séjourne souvent à Nice et à Vence. Il expose régulièrement à Monaco. Toute sa vie, Arman fut aussi un collectionneur passionné d’objets usuels (montres, armes, stylos…) et d’objets d’art, en particulier d’art africain traditionnel dont il était un spécialiste apprécié et reconnu. Il meurt en 2005 à New York.
Servi muti, « serviteurs muets » en français, met en scène deux individus aux yeux bandés portant à chaque extrémité une longue planche. Pourquoi ces serviteurs muets ont-ils les yeux bandés ? pour qui travaillent-ils ? pourquoi portent-ils une planche ? pourquoi se ressemblent-ils comme deux gouttes d’eau ? Cette œuvre absurde de Barni laisse à chaque spectateur le loisir de faire sa propre interprétation : on peut y projeter tous les sens possibles, ce qui est aussi une manière de dire qu’elle n’a aucun sens en soi. Et si la meilleure manière d’approcher cette œuvre n’était-elle pas de la voir en restant muet comme les deux serviteurs, de la voir pour ce qu’elle est en tant que tel et non pour ce qu’elle pourrait vouloir dire pour nous… ?
Roberto Barni est né en 1939 à Pistoia en Italie. En 1959, il réalise sa première exposition de peinture. En 1963, il obtient une bourse d’études artistiques de la Ville de Florence et expose la même année à la Galerie florentine Numero. Ses recherches abordent la sculpture et la peinture.
De nombreuses expositions personnelles lui sont consacrées en Italie. L’artiste participe également à de nombreuses expositions de groupe, notamment à la Biennale Internationale d’Art de la Ville de Florence en 1973 et à la Biennale de Venise en 1980, 1984 et 1988. Entre 1986 et 1987, il possède un studio à New York, diverses expositions sont organisées outre-Atlantique, dont une personnelle au Queens Museum. En 1985, il participe à l’exposition sur l’art italien au Hirshhorn Museum de Washington D.C. et à l’Akron Art Museum dans l’Ohio. Ses œuvres sont également montrées en 1987 à l’exposition Avant-Garde in the Eighties au Los Angeles County Museum of Art et à une exhibition d’art contemporain italien à la Seibu Gallery de Tokyo. Ses silhouettes élancées rappellent souvent l’œuvre du sculpteur suisse Giacometti. Il présente des expositions personnelles à Monaco, en 2007 et 2013.
Après avoir produit un petit «couple assis » en 1971, Chadwick revisite ce thème une cinquantaine de fois au cours des deux décennies suivantes. Les couples de Chadwick sont toujours clairement genrés : le sujet féminin étant généralement représenté par une poitrine et une figure triangulaire, le sujet masculin par une tunique froissée et une tête rectangulaire. Observateur attentif du langage corporel, Chadwick étudie les relations humaines à travers les différentes manières dont les couples sont assis. Dans cette interprétation du thème, les figures adoptent une posture presque identique, établissant une intimité malgré leur séparation physique. Les sculptures de Chadwick sont réalisées avec un grand souci du détail et reflètent l’apprentissage de l’artiste auprès de l’architecte Roger Thomas – lequel l’a encouragé à se tourner vers la sculpture.
Né à Londres en 1914, Lynn Chadwick est considéré comme l’un des talents majeurs de l’histoire de la sculpture britannique moderne. Il travaille de 1933 à 1939 comme dessinateur dans un cabinet d’architectes. Il s’engage ensuite comme pilote dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale (1941-1944) avant de se consacrer à la sculpture.
Sa première exposition personnelle a lieu en 1950. Ses premières créations sont semblables à de grands mobiles. Son style évolue vers la sculpture de figures schématiques. Il obtient une reconnaissance rapide et continue à évoluer sur le plan artistique, raffinant sa technique et explorant de nouvelles formes. Il représente la Grande Bretagne à la XXVIIIe Biennale de Venise en 1956 où il est devenu le plus jeune lauréat de l’époque à remporter le Prix international de sculpture. Ses œuvres ont depuis été exposées dans les plus grandes institutions et galeries du monde entier – notamment à la Tate Gallery de Londres et au Museum of Modern Art de New York. Lynn Chadwick est décédé le 25 avril 2003
InInstallée devant le Stade Louis II, l’œuvre de Kees Verkade rappelle que la Principauté a contribué tout au long de son histoire à l’essor et à la promotion du sport international. Cette sculpture représente trois athlètes : l’un nageant, l’autre courant et le dernier sautant. Les trois sports conjugués, le football, l’athlétisme et la natation, forment une pyramide. Les personnages sont figurés en plein effort. La chair semble disparaitre pour mettre en relief les muscles et les ligaments en tension. L’expression de la force, de l’équilibre et du mouvement est récurrente dans l’œuvre de l’artiste.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.tallée devant le Stade Louis II, l’œuvre de Kees Verkade rappelle que la Principauté a contribué tout au long de son histoire à l’essor et à la promotion du sport international. Cette sculpture représente trois athlètes : l’un nageant, l’autre courant et le dernier sautant. Les trois sports conjugués, le football, l’athlétisme et la natation, forment une pyramide. Les personnages sont figurés en plein effort. La chair semble disparaitre pour mettre en relief les muscles et les ligaments en tension. L’expression de la force, de l’équilibre et du mouvement est récurrente dans l’œuvre de l’artiste.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.