Cette statue de la Vierge est le second tirage d’une œuvre offerte par l’artiste au sanctuaire de Medjugorge, petite ville de Bosnie- Herzégovine située à 25 km au sud-ouest de la ville de Mostar, laquelle est un lieu de pèlerinage non officiel du christianisme. La Vierge y serait apparue à plusieurs reprises, depuis 1981, à des habitants de la ville.
Elle a été offerte au Prince Rainier III le 31 mai 1997 par le groupe de prière « Padre Pio de Monaco et ses amis » lors du 700e anniversaire de la Dynastie des Grimaldi. Elle est symboliquement placée dans le jardin de la Chapelle de la Paix, laquelle a été le siège du premier institut International de la Paix à la demande du Prince Albert Ier en 1903. Cette statue représente la Vierge Marie orante.
Greta Alessio, artiste de nationalité française, est née le 28 juin 1942 à Monaco. Après s’être consacrée à la danse pendant son adolescence, elle fréquente le cours de céramique du Pavillon Bosio à Monaco-Ville. L’enthousiasme pour la céramique la conduit à s’intéresser sérieusement à la sculpture à partir du début des années 1980, elle se rend donc à Carrare et à Pietrasanta où elle s’essaie, en autodidacte, à la technique de la terre cuite, puis du bronze et enfin du marbre.
Depuis, elle partage son travail entre Monaco et la petite ville de Pietrasanta où elle réalise ses créations (la Fonderia Del Chiaro, la Fonderia Mariani et il Laboratorio Henraux). Son œuvre fait l’objet d’une première exposition à Monaco en avril 1992. Admiratrice de Michel-Ange et de la sculpture abstraite japonaise, son registre est varié, ses thèmes favoris étant le cirque, la danse et la mythologie.
Le prix Greta Alessio remis au Festival International du Cirque de Monte-Carlo témoigne de l’un de ses thèmes de prédilection. Deux autres œuvres de l’artiste sont visibles dans le chemin des sculptures : Padre Pio et Le Poisson.
Martyre romaine ayant vécu au IIIe siècle, Sainte Cécile est, dans la tradition chrétienne, la patronne des musiciens. Elle est célébrée à Monaco le dimanche suivant la Fête Nationale du 19 novembre. Le patronage des musiciens est attesté à Monaco dès le XVIIIe siècle. La tradition est perpétuée tous les ans par la Mairie de Monaco accueillant le jour de la fête de la Sainte toutes les sociétés musicales monégasques. La statue sculptée par Ange Zagoni est inaugurée et placée dans la petite niche, lors de la fête de Sainte-Cécile, en novembre 1954, en présence de Monseigneur Barthe, évêque de Monaco. La statuette est offerte par Mme Brame-Gastaldi, fille du Colonel Alban Gastaldi fondateur de la Lyre monégasque, l’une des plus anciennes sociétés musicales de la Principauté. L’artiste représente la Sainte tenant un orgue portatif, l’un de ses attributs.
Ange Zagoni est né en 1913. Sculpteur, il participe au XIVe Salon Monégasque de Peinture, Sculpture et Arts Appliqués en 1939. Il exécute principalement des monuments funéraires. En novembre 1954, le sculpteur réalise la stèle soutenant le buste d’Emmanuel Gonzalès placé dans les Jardins Saint-Martin. En 1965, il réalise une sculpture en hommage à Jacques Boissy. En 1977, Zagoni sculpte le médaillon de l’écrivain et académicien Marcel Pagnol ; apposé sur une stèle en pierre de la Turbie, le médaillon est installé non loin de la résidence monégasque de Pagnol.
En 1978, il participe au 13e Grand Prix d’Art Contemporain de Monte-Carlo. Il réalise la Fontaine aux Dauphins qui ornait jusqu’à peu le Square Gastaud au cœur de la Condamine, où se trouvait son atelier. Certaines de ses sculptures sont conservées au Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco. Ange Zagoni décède en 1995.
Les thèmes de prédilection de Giacomo Manzù sont restreints : les portraits (en particulier ceux de sa femme Inge), les cardinaux, les patineuses, l’artiste et son modèle, les amants et dès 1931 l’adolescente assise sur une chaise. Au cours des années, la représentation de la figure féminine disposée dans un fauteuil évolue et se fait plus dynamique. Tebe in Costume s’inscrit dans cette série déclinée par l’artiste. Il recherche des lignes de plus en plus épurées. Manzù exécute généralement des bronzes uniques obtenus par le procédé de la cire perdue à partir d’épreuves soigneusement modelées dans la terre, le plâtre ou la cire.
L’œuvre est exposée pour la première fois en Principauté en 1989 à l’occasion de la IIe Biennale de Sculpture de Monte-Carlo.
Giacomo Manzù est un sculpteur italien né à Bergame le 22 décembre 1908. Issu d’une famille pauvre de douze enfants, Giacomo Manzù révèle très tôt son talent pour le dessin. Il est alors placé chez un artisan décorateur de Bergame et à treize ans, il suit des cours du soir chez un stucateur. Autodidacte, il s’intéresse à la sculpture pendant son service militaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il exécute de nombreux reliefs sur le thème de la Crucifixion et de la Déposition de croix. Il décore de nombreux édifices religieux : la porte de la Mort de la Basilique Saint-Pierre à Rome, le portail central de la cathédrale de Salzbourg, la porte de l’Amour, puis la porte de la Paix et de la Guerre pour l’église Saint-Laurent de Rotterdam, le portail central de la cathédrale d’Orvieto. Il réalise le Monument au Partisan à Bergame sa ville natale en 1977.
Il exécute sa dernière sculpture monumentale en 1989 Mother and Child offerte par le Gouvernement italien à l’Organisation des Nations Unies à New York. Il meurt à Rome le 17 janvier 1991.
A l’occasion du 700e anniversaire de la dynastie des Grimaldi, une commande est passée à Kees Verkade afin de réaliser une sculpture évoquant un personnage fondateur de la Principauté de Monaco : le génois François Grimaldi dit « Malizia ». C’est en effet le 8 janvier 1297 que le guelfe François Grimaldi, dissimulant ses armes sous son déguisement de moine franciscain, reprenait la forteresse aux Gibelins.
Pour marquer le sentiment d’attachement de la population envers la Famille Princière, une souscription est ouverte à la Mairie de Monaco. L’œuvre installée sur la Place du Palais représente François Grimaldi, « le Rusé », au moment où il va, avec ses compagnons d’armes, sortir son épée.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.
Dans l’œuvre d’Emma de Sigaldi, c’est la matière même, dans toute sa puissance figurative, qui est sollicitée. Cette tension créatrice est toujours masquée par une habileté de composition et d’exécution. Le spectateur est toujours attiré par les rythmes, les espaces ou les inventions plastiques qui caractérisent sa production. Réalisée en marbre blanc de Carrare en taille directe, cette sculpture a d’abord été installée dans les jardins du Hall du Centenaire (détruit à la fin des années quatre-vingt) avant d’intégrer la Villa Sauber.
Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden. Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte.
En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960. Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère, modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer. À partir des années 1970, Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore.
En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma De Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.
Après les sculptures de la Princesse Grace et de François Grimaldi, Kees Verkade rend une nouvelle fois hommage à la famille princière avec cette œuvre représentant le Prince Rainier III. L’artiste a souhaité remercier le Prince Bâtisseur pour son accueil en Principauté, et son soutien à la création. En effet, ces commandes ont contribué à sa reconnaissance internationale.
Dévoilée le 18 novembre 2013, la veille de la Fête nationale, par S.A.S le Prince Albert II, en présence de S.A.S la Princesse Charlène, de S.A.R. la Princesse Caroline et de S.A.S. la Princesse Stéphanie et de l’artiste, la sculpture est placée sur la Rampe Major. Lors de son inauguration, S.A.S. le Prince Albert II invite tous ceux qui passeront devant l’œuvre à « faire une halte dans le souvenir ému de Notre Père, qui porta un amour passionné à notre pays ».
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.
Emmanuel Gonzalès est né le 25 octobre 1816 à Saintes, où son père, sujet monégasque, était médecin principal à l’hôpital militaire. Il s’installe à Paris pour étudier la littérature. Il fonde La Revue de France, collabore à La Presse et au Siècle, sans cesser d’écrire des articles littéraires. Vice-président de la Société des Gens de Lettres de 1852 à 1855, Emmanuel Gonzalès en devient le président en 1863. Grâce à sa fille Eva, peintre impressionniste et élève d’Edouard Manet, il rencontre Emile Zola. Bien que son travail de journaliste et d’écrivain l’oblige à demeurer à Paris une grande partie de l’année, Gonzalès séjourne régulièrement à Monaco dans son domaine du quartier des Bas-Moulins.
Il publie en 1860 un ouvrage, intitulé Mes Jardins de Monaco, dans lequel il vante les charmes du Rocher : « Je viens de me promener dans les bosquets de Saint-Martin, plantés par ordre du Prince Honoré. Ce sont de vrais jardins suspendus sur la mer au bord du rocher. Un labyrinthe de pins, de cyprès, d’aloès, de réservoirs, de ronds-points, de sentiers en zigzag hérissés de figuiers de barbarie. Aucune description ne peut rendre cette création fantastique et extraordinaire. » Il meurt à Paris le 17 octobre 1887. En 1891, une statue de Gonzalès est érigée au cimetière de Montmartre en présence d’Emile Zola, président de la Société des Gens de Lettres. La reproduction de ce buste, offerte par le petit-fils d’Emmanuel Gonzalès, est inaugurée en 1954 en présence du Prince Rainier III et de la Princesse Antoinette.
Le Comte Anatole Marquet de Vasselot est né le 16 juin 1840 à Paris et mort en 1904 à Neuilly-sur-Seine. Haut-fonctionnaire et diplomate, il embrasse la carrière artistique en 1865. Il étudie la peinture avec Lebourg et Bonnat, puis la sculpture avec Jouffroy. Il se consacre à l’art statuaire et expose au Salon de 1866 un médaillon en plâtre de Liszt. Il réalise notamment les bustes de Corot, de Lamartine et de Balzac. Critique d’art, membre de la Société des Gens de Lettres, du Syndicat de la critique littéraire, il publie une Histoire de la sculpture à l’époque de la Renaissance et une Histoire du portrait en France – deux ouvrages couronnés par l’Académie des Beaux-Arts.
Grande baigneuse accroupieEn 1908, le jeune Bourdelle faisait déjà sensation à l’Exposition internationale des Beaux-Arts de Monte-Carlo en présentant un buste de Beethoven. La Grande Baigneuse Accroupie, créée la même année, correspond à la deuxième période de son œuvre, l’éloignant peu à peu de l’influence de Rodin. Le style est plus dépouillé, caractérisé par un besoin d’ordre, d’harmonie et de mesure, inspiré de la sculpture antique. « J’échappais au troué, au plan accidentel pour chercher le plan permanent. Je cherchais l’essentiel des structures, laissant au second plan les ondes passagères », explique l’artiste.
La sculpture représentant une jeune femme nue assise, occupée à sa toilette au bord d’une rivière, est exposée dans le cadre de la IVe Biennale de Sculpture de Monte Carlo en 1993. Il s’agit d’une fonte posthume.
Émile-Antoine Bordelles, dit Antoine Bourdelle, est un sculpteur français, né en 1861 à Montauban. Fils d’un ébéniste, Il obtient une bourse d’études pour étudier à l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse en 1876 puis entre, en 1884, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Couronné au Salon des artistes français en 1885, il s’installe dans un petit atelier du XVe arrondissement de Paris qui deviendra en 1949 le musée Bourdelle. En 1893, il entre comme praticien dans l’atelier d’Auguste Rodin grâce auquel il obtient une première commande monumentale, le Monument aux morts dans sa ville natale Montauban. Entre les deux sculpteurs nait une grande amitié. S’inspirant de thèmes mythologiques grecs, il réalise des bustes, des bas-reliefs et des sculptures monumentales : La Naissance d’Aphrodite lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900, les bas-reliefs de la façade du Théâtre des Champs-Elysées en 1910 et Héraklès archer au Salon national des Beaux-Arts en 1910. Dans les années vingt, il répond à de grandes commandes officielles à Paris, en Alsace et à Buenos Aires.
Il mène une activité d’enseignement dans son atelier où il a notamment, parmi ses élèves, Germaine Richier, Alberto Giacometti et la sculptrice roumaine Margaret Cossaceanu, qu’il engage ensuite comme collaboratrice. Il décède en 1929 au Vésinet dans les Yvelines.
François-Joseph Bosio est né à Monaco en 1768. Il est le sculpteur le plus en vue de l’Empire et de la Restauration. Le Prince Honoré III le fait venir à Paris et le place dans l’atelier d’Augustin Pajou. Il se rend en Italie et se fixe définitivement en France en 1807. Il est présenté à l’Impératrice Joséphine et se voit confier de nombreuses commandes. Portraitiste recherché, il sculpte le buste de Napoléon Ier, de l’Impératrice, de sa fille Hortense, du Roi de Rome. Pendant la Restauration, il est nommé Premier sculpteur du roi et est fait baron. Membre de l’Institut en 1816, il est nommé professeur à l’École des Beaux-Arts en 1817.
Parmi ses œuvres monumentales, on peut citer la statue équestre de Louis XIV sur la Place des Victoires à Paris et le Quadrige de l’Arc de Triomphe du Carrousel au Jardin des Tuileries. Conservées dans les collections du Musée du Louvre, la statue d’Henri IV enfant (1824) et la sculpture en marbre La Nymphe Salmacis (1836) comptent parmi ses pièces les plus remarquables. Il meurt à Paris en 1845.
Lucien Barbarin est un sculpteur né vers 1864 à Vienne dans l’Isère. Avocat à la Cour d’Appel de Monaco, il consacre une étude biographique à François-Joseph Bosio publiée en 1910. Après avoir réuni divers documents, il modèle la figure de Bosio et réalise un buste en bronze exposé au Salon de 1913 à Paris. Il décède prématurément en 1915 à Monaco. Sa veuve décide d’offrir en don la sculpture à la Principauté. Le buste est inauguré en 1929 sur la placette Bosio à Monaco-Ville à l’initiative de la Mairie et du Comité des Traditions Monégasques.
Le chevalCette sculpture monumentale représente un cavalier mi-dieu, mi-homme, appuyé sur sa lance, le dos courbé, qui scrute l’horizon à l’image des conquistadors espagnols débarqués en Amérique du Sud. Sa monture, majestueuse et sereine, lui donne une assise terrestre, suspendant le personnage dans un moment d’éternité. Le cavalier est un thème récurrent de l’artiste, parfois par groupe de trois conquérants ou bien en équilibre comme si l’homme voulait apprivoiser l’animal. L’artiste n’utilise aucun modèle et toutes ses œuvres sont créées à partir de son imagination.
Javier Marín est un sculpteur mexicain né en 1962 à Uruapan au Mexique. Il est connu pour ses représentations à la fois précises et expressives du visage et de la silhouette humaine. Il est diplômé de l’École nationale des arts plastiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) à Mexico. Il s’initie d’abord au travail de l’argile puis du bronze et de la résine.
Il expérimente de nouvelles voies en incorporant dans le bronze et la résine un mélange de matériaux moins académiques tels que des graines, de la viande séchée et du tabac. Son œuvre, qualifiée de néo-expressionniste, palpite d’humanité et d’intensité émotionnelle. Artiste de renommée internationale, Marín ne cesse de créer. Ses sculptures sont exposées dans des musées et des galeries prestigieuses, de Mexico à Tokyo en passant par New-York, Los-Angeles, Paris ou encore Venise et Barcelone. Il présente des œuvres à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010. L’artiste vit et travaille à Mexico et se consacre également à la peinture et le dessin.