Bucher créé des œuvres imposantes, voire gigantesques, dont les lignes sont pures, dont les formes oscillent entre le figuratif et l’abstraction. « Le Signe du Temps » est un thème cher à l’artiste, qu’il décline sous de multiples facettes.
L’œuvre est offerte en don au Prince Rainier III pour célébrer le 50e Anniversaire de son Règne par la communauté suisse de Monaco. Sur la barre verticale sont soudées les inscriptions des événements principaux de son Règne : son accession au Trône en 1949, son mariage avec Grace Kelly en 1956, l’aménagement du Larvotto et de Fontvieille, le jubilé de son règne en 1999. Installée en 2002 sur la Promenade du Larvotto, la sculpture est transférée en 2021 au Boulevard de Belgique, devant le Parc Princesse Antoinette.
Originaire de Kerns dans le canton d’Obwald, né au Mozambique le 7 mars 1924 à Inhambane, il fréquente les Écoles des Beaux-Arts de Zurich et de Paris, complétant sa formation à la Grande Chaumière sous la direction d’Ossip Zadkine. Puis, il enchaîne différents séjours à Berlin, Londres, Rome, aux Etats-Unis et au Japon. À partir de 1948, il exerce la profession de graphiste-maquettiste tout en continuant à peindre. Dès 1966, il se consacre uniquement à son art et plus particulièrement à la sculpture.
Sa rencontre avec le vulcanologue Haroun Tazieff en 1975 est décisive. Il se rend sur l’Etna en éruption l’année suivante. Son art se tourne alors vers le travail de la lave en fusion. Il saisit la matière incandescente, la coule dans des moules préalablement préparés et réalise des œuvres d’art. Les créations d’André Bucher font partie de grandes collections privées, de musées ainsi que de fondations en Suisse et à l’étranger. Il décède en 2009.
Une figure maternelle donne les premiers secours à un jeune homme, elle lui offre de l’eau et de la consolation. L’allégorie exprime les soins prodigués aux malades par les infirmières de l’Hôpital de Monaco. Le bas-relief réalisé par Charles Samuel fut placé au fronton d’entrée du Pavillon principal de l’Hôtel-Dieu construit entre 1898 et 1902 à l’initiative du Prince Albert Ier. Inauguré le 9 avril 1902, le nouvel établissement hospitalier était composé d’un bâtiment central, réservé à l’administration, entouré de pavillons pour les malades. Dans ce corps de logis, se trouvaient les cabinets des médecins, le logement des Sœurs et du personnel et la chapelle. Le Pavillon principal fut démoli en 1979, reste le médaillon de Charles Samuel. Depuis 1964, l’hôpital Albert Ier est dénommé Centre Hospitalier Princesse Grace.
Né à Bruxelles en 1862, Charles Samuel est un sculpteur et médailleur belge. Formé à l’orfèvrerie, il étudie la sculpture à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Prix de Rome en 1885 et 1886, Samuel est primé aux expositions universelles d’Anvers en 1894, de Bruxelles en 1897 et de Paris en 1889. Il obtient la Médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1900. Charles Samuel participe à l’avènement de l’Art nouveau dans la capitale belge, comme en témoigne sa sculpture de Fortune réalisée en 1893 en ivoire du Congo. Samuel répond à de nombreuses commandes publiques, à Bruxelles, à Ixelles en Belgique ou à Cologne. Il y réalise des bustes, des sculptures et des monuments aux morts. Il sculpte notamment le buste de sa première épouse la pianiste française Clotilde Kleeberg inauguré en 1910 au Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles. Sculpteur-médailleur réputé, il exécute des médaillons en bronze à l’effigie d’Albert Ier, Roi des Belges. Charles Samuel réalisa également une plaquette en or offerte au Prince Albert Ier de Monaco par la Société médicale de Monaco. Il décède à Cannes en 1938.
Grand oursSelon les mots de François-Xavier Lalanne, « le monde animal constitue les formes les plus riches et les plus variées de la planète ». L’artiste crée un bestiaire pour orner et agrémenter les jardins et les parcs. L’influence de François Pompon est perceptible dans la sculpture animalière. Ses œuvres aux courbes élégantes et épurées recherchent la plus profonde simplicité. Les animaux en bronze sont grandeur nature ou surdimensionnés. Lalanne s’inspire aussi des sculptures antiques égyptiennes avec un design très soigné des détails : pattes, museaux, oreilles, nageoires… Le chemin des sculptures expose trois de ses œuvres : Grande Carpe, Âne attelé et Grand Ours.
François-Xavier Lalanne est un sculpteur et graveur français né à Agen en 1927 et mort à Ury (Seine-et-Marne) en 2008. Il suit des études de dessin, de peinture et de sculpture à l’Académie Julian à Paris où il côtoie notamment René Magritte, Salvador Dalí, ainsi que Constantin Brancusi – lequel occupe un atelier mitoyen du sien à Paris.
D’abord peintre, il devient célèbre en tant que décorateur puis sculpteur, travaillant à des œuvres communes avec son épouse Claude Lalanne ou individuellement. Son inspiration est tirée de la nature pour créer un bestiaire parmi lequel le mouton fait partie de son animal fétiche. Il transforme les animaux en mobilier de manière originale : un rhinocéros-bureau en laiton, des sièges ou banquettes mouton, un babouin-cheminée, un hippopotame-baignoire… Des collectionneurs prestigieux tels que les Rothschild, les Noailles, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé vont lui octroyer une première visibilité internationale.
Selon les mots de François-Xavier Lalanne, « le monde animal constitue les formes les plus riches et les plus variées de la planète ». L’artiste crée un bestiaire pour orner et agrémenter les jardins et les parcs. L’influence de François Pompon est perceptible dans la sculpture animalière. Ses œuvres aux courbes élégantes et épurées recherchent la plus profonde simplicité. Les animaux en bronze sont grandeur nature ou surdimensionnés. Lalanne s’inspire aussi des sculptures antiques égyptiennes avec un design très soigné des détails : pattes, museaux, oreilles, nageoires… Le chemin des sculptures expose trois de ses œuvres : Grande Carpe, Âne attelé et Grand Ours.
François-Xavier Lalanne est un sculpteur et graveur français né à Agen en 1927 et mort à Ury (Seine-et-Marne) en 2008. Il suit des études de dessin, de peinture et de sculpture à l’Académie Julian à Paris où il côtoie notamment René Magritte, Salvador Dalí, ainsi que Constantin Brancusi – lequel occupe un atelier mitoyen du sien à Paris.
D’abord peintre, il devient célèbre en tant que décorateur puis sculpteur, travaillant à des œuvres communes avec son épouse Claude Lalanne ou individuellement. Son inspiration est tirée de la nature pour créer un bestiaire parmi lequel le mouton fait partie de son animal fétiche. Il transforme les animaux en mobilier de manière originale : un rhinocéros-bureau en laiton, des sièges ou banquettes mouton, un babouin-cheminée, un hippopotame-baignoire… Des collectionneurs prestigieux tels que les Rothschild, les Noailles, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé vont lui octroyer une première visibilité internationale.
Selon les mots de Sandro Chia, « d’une certaine manière, parler de mélancolie c’est évoquer la condition de l’artiste, cet affrontement permanent du désir de faire ou de dire et le sentiment que l’on a de son impuissance ». Le sentiment de l’artiste le rapproche de la figure du solitaire qui parcourt toute son œuvre. La sculpture expressive de Sandro Chia se concentre sur la qualité figurative, la pose émotionnelle du sujet et la surface texturée du bronze. Inspiré par l’art classique italien, il accentue ainsi la puissance de ses modèles.
Sandro Chia est un peintre et sculpteur italien, né en 1946 à Florence en Italie. Il est diplômé des Beaux-Arts de Florence en 1969. L’artiste varie ses techniques et s’initie à la gravure. Il fait partie du mouvement italien Transvanguardia, proche du Néo-expressionisme, appelant à un retour à la peinture et à la sculpture classiques dans l’optique de se démarquer de l’approche froide et intellectuelle de l’art conceptuel. Il représente généralement ses sujets en mouvement et décrit des lignes audacieuses.
Lors de la IIe Biennale de Sculpture de Monte-Carlo en 1989, il expose Figure with Tear, bronze réalisé en 1982. L’œuvre Head of a Poet fondue en 1990 est présentée lors de la IIIe Biennale de Monte-Carlo en 1991. Ces créations traduisent la subjectivité de l’artiste libre d’exprimer ses propres sentiments. Sandro Chia vit et travaille entre les Etats-Unis et l’Italie. Il connaît un succès international et expose dans le monde entier. Ses œuvres se trouvent dans les collections de la Tate Gallery (Londres), du Museum of Modern Art (New York), du Musée National d’Art Moderne Centre Georges Pompidou (Paris).
Cette sculpture allégorique en forme d’œil représente un globe terrestre dans une sphère céleste en rotation sur elle-même. Les deux éléments sont fissurés et fracturés laissant entrevoir partiellement une structure et un mécanisme intérieur complexe et mystérieux à base de cubes-carrés, de losanges, de lignes, d’engrenages. Ces éléments sont des symboles de la fragilité, de la complexité et du mystère du monde, de la vie, et de l’Humanité.
Pomodoro laisse une libre interprétation de son œuvre Sfera con Sfera qui peut être lue comme une métaphore promettant la renaissance d’un monde moins troublé et moins destructeur. Cette œuvre fait partie d’une série de sculptures monumentales débutée dans les années soixante, avec des variantes, exposées dans plusieurs lieux publics et musées du monde : dans la Cité du Vatican, à Rome, à Milan, à Los Angeles, à New-York et à Paris.
Pour Pomodoro, « une sphère est un objet merveilleux, du monde de la magie, des sorciers. (…) Créer une sphère c’est briser ces formes parfaites et magiques pour découvrir leurs fermentations internes, mystérieuses et vivantes, monstrueuses et pures ».
Arnaldo Pomodoro est un sculpteur italien, né en 1926 à Morciano di Romagna en Émilie-Romagne. Diplômé en architecture, il se consacre à la sculpture dès les années cinquante et s’installe à Milan. Ces œuvres sont des arrangements tri-dimensionnels qui transforment et manipulent l’espace. Il étudie les solides géométriques et les transforment par corrosion, fractures et perforations pour briser leur perfection et révéler leur intérieur. Lauréat du Grand Prix de Sculpture de la Biennale de Venise en 1964, il devient célèbre et un grand nombre de ses réalisations se trouve désormais dans des musées prestigieux : au Museum of Modern Art de New York, à l’Hakone Open Air Museum de Tokyo, à la Tate Gallery de Londres, à la Galleria d’Arte Moderna de Rome. Il a participé à de nombreuses expositions à Venise, Milan, Rome, New-York, Osaka. Il a enseigné dans diverses institutions californiennes : à l’Université de Stanford, à l’Université de Berkeley et au Mills College d’Oakland.
Sphère en cascatelleCette sculpture-fontaine est une sphère creuse composée d’une vingtaine de vasques. L’eau passe d’une coupe à l’autre afin d’obtenir un effet de cascatelle ou de petites cascades. Guy Lartigue considère l’eau comme un matériau qui donne vie à ses sculptures. Il se définit comme un sculpteur amoureux du « chant de l’eau ». La forme matérielle sert d’appui au flot provoquant une illusion d’optique de pellicule liquide enveloppante, de jets de cascades ou de fines pluies transparentes.
Né le 6 avril 1927 à Paris, Guy Lartigue est le fils de Maurice Lartigue, dit Zissou, frère ainé du photographe Jacques-Henri Lartigue. Il est l’élève de Jean Souverbie, Emmanuel Auricoste et d’Ossip Zadkine. Après des études de sculpture dans les académies de Montparnasse à Paris, Guy Lartigue réalise en France de nombreuses œuvres monumentales, en métal, en cuivre, en inox ou en granit. Lartigue utilise la feuille de métal qu’il plie et courbe. Il se réfère souvent, dans ses sculptures, au corps humain. Il réalise aussi de nombreuses sculptures décoratives, des fontaines et des bas-reliefs, qu’il intègre à l’architecture.
Il se définit comme un sculpteur statuaire amoureux du « chant de l’eau ». Dans la centaine de sculptures-fontaines que l’artiste a réalisées, l’eau s’apparente à un matériau parmi d’autres. Dans les années soixante, il lui a été commandé une sculpture-fontaine pour la résidence du roi d’Espagne à Marseille. Cette rencontre avec la sculpture et l’eau est déterminante. Il n’a de cesse de s’exprimer à travers elles. Il créé de multiples œuvres sculpturales, souvent monumentales, consacrant sa vie à l’art et à l’eau.
De Paris à Monte-Carlo, il conçoit des sculptures-fontaines pour les places, les jardins et les grands ensembles des années soixante-dix. Il décède à Paris le 5 mai 2021.
Installée lors de l’aménagement du nouveau quartier de Fontvieille, la sculpture Par le Sable et le Sel évoque la rencontre de la terre et de la mer. Les sculptures d’Amado surprennent souvent par leurs très grandes dimensions. Sortes d’œuvres fossilisées abstractives, ses créations soulignent ce que l’espace et la matière ont d’essentiel, d’élémentaire et de vital dans leur réalité même. Monumentales, elles évoquent des demeures troglodytes, des vaisseaux ou des métropoles du désert. Le minéral renvoie à origine des temps et pourtant il est voué à devenir sable rongé par le sel. Amado opte pour l’authenticité du matériau brut, le plus souvent du ciment de basalte cru ou cuit, d’aspect rugueux, variant du gris au rouille.
Jean Amado est un sculpteur né en 1922 à Aix-en-Provence. Il étudie le dessin et la peinture puis se consacre à la céramique. Il installe son atelier personnel dans sa ville natale en 1947. Au cours des années cinquante, il se tourne vers la sculpture architecturale. Il intègre ses créations sculptures en bas-reliefs ou des fontaines dans des ensembles construits : encadrements de portes dans des immeubles du Vieux Port à Marseille, un Totem de 40 mètres et cinq fontaines pour un ensemble de l’architecte Fernand Pouillon à Alger.
En 1957, il met au point un matériau nouveau qu’il fait breveter : le « Cérastone », béton réfractaire émaillé à base de ciment réfractaire, de porphyre ou de basalte et d’eau qu’il utilisera pour la plupart de ses travaux. Des commandes publiques ont permis l’implantation de grandes sculptures dans des espaces publics français comme le monument en hommage à Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre, dans le parc du Prado à Marseille en 1989. Des rétrospectives de son œuvre ont été organisées à Paris, à Marseille et à Aix-en-Provence. Il décède en 1995.
Cette sculpture monumentale représente un cavalier mi-dieu, mi-homme, appuyé sur sa lance, le dos courbé, qui scrute l’horizon à l’image des conquistadors espagnols débarqués en Amérique du Sud. Sa monture, majestueuse et sereine, lui donne une assise terrestre, suspendant le personnage dans un moment d’éternité. Le cavalier est un thème récurrent de l’artiste, parfois par groupe de trois conquérants ou bien en équilibre comme si l’homme voulait apprivoiser l’animal. L’artiste n’utilise aucun modèle et toutes ses œuvres sont créées à partir de son imagination.
Javier Marín est un sculpteur mexicain né en 1962 à Uruapan au Mexique. Il est connu pour ses représentations à la fois précises et expressives du visage et de la silhouette humaine. Il est diplômé de l’École nationale des arts plastiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) à Mexico. Il s’initie d’abord au travail de l’argile puis du bronze et de la résine.
Il expérimente de nouvelles voies en incorporant dans le bronze et la résine un mélange de matériaux moins académiques tels que des graines, de la viande séchée et du tabac. Son œuvre, qualifiée de néo-expressionniste, palpite d’humanité et d’intensité émotionnelle. Artiste de renommée internationale, Marín ne cesse de créer. Ses sculptures sont exposées dans des musées et des galeries prestigieuses, de Mexico à Tokyo en passant par New-York, Los-Angeles, Paris ou encore Venise et Barcelone. Il présente des œuvres à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010. L’artiste vit et travaille à Mexico et se consacre également à la peinture et le dessin.
Dans l’œuvre d’Emma de Sigaldi, c’est la matière même, dans toute sa puissance figurative, qui est sollicitée. Cette tension créatrice est toujours masquée par une habileté de composition et d’exécution. Le spectateur est toujours attiré par les rythmes, les espaces ou les inventions plastiques qui caractérisent sa production. Réalisée en marbre blanc de Carrare en taille directe, cette sculpture a d’abord été installée dans les jardins du Hall du Centenaire (détruit à la fin des années quatre-vingt) avant d’intégrer la Villa Sauber.
Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden. Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bauhaus et poursuit en autodidacte.
En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960. Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère, modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer. À partir des années 1970, Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore.
En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma De Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.