La Communauté des Belges résidant en Principauté de Monaco, associée aux deux artistes belges Canestraro et Depuydt, a souhaité exprimer son attachement au Prince Rainier III en lui offrant une grande sculpture représentant la Princesse Grace, inaugurée en 2004. La statue en bronze, pesant près de deux tonnes, comporte des éclats de pierres colorées semi-précieuses. La Princesse est représentée assise sur un socle circulaire en marbre. Une grenouille est représentée sur la terrasse de la sculpture.
Née à Rome en 1936, Livia Canestraro est une sculptrice et peintre belge d’origine italienne. Elle fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Rome et gagne une bourse d’étude de l’UNESCO qui la conduit à Bruxelles, à l’Institut National Supérieur du Bois de la Cambre où elle rencontre le sculpteur belge Stefaan Depuydt qu’elle épousera. En 1958, elle obtient le premier prix de Sculpture de l’Académie de Rome, le 1er prix de sculpture religieuse à la troisième Exposition Nationale des jeunes artistes à Rome et la médaille d’or à l’exposition nationale. Entre 1959 et 1966, elle reçoit un très grand nombre de récompenses en Italie et en Allemagne.
Depuis plus de dix ans, le couple réside une partie de l’année à Monaco, où ils travaillent, ensemble ou séparément, pour concevoir figures, objets intimistes et œuvres abstraites. Né le 28 mai 1937 à Gistel (Belgique), Stefaan Depuydt est un sculpteur qui réalise des œuvres abstraites monumentales en pierre ou en bronze. Élève de l’Institut supérieur Saint-Luc à Gand de 1949 à 1956, de l’atelier de Charles Leplae, et de l’Institut supérieur des arts décoratifs de la Cambre à Bruxelles, il obtient en 1962 le Prix de Sculpture de la Flandre Occidentale – tout comme son épouse Livia Canestraro en 1966.
Dans le cadre des commémorations des vingt-cinq années de règne du Prince Albert Ier, les représentants des principales colonies étrangères installées en Principauté avaient souhaité lui rendre hommage pour l’hospitalité qui leur avait été accordée. Un Comité International présidé par Camille Blanc avait proposé la réalisation d’un monument dédié à l’Océanographie et aux découvertes du Prince Savant.
L’exécution en fut confiée à Constant Roux. Abandonnant la fiction traditionnelle qui faisait voir l’océan et ses profondeurs sous les traits d’un dieu irascible moitié homme et moitié poisson, l’artiste représente trois personnages groupés autour d’un rocher sur lequel est figuré en demi-relief le portrait du Prince Albert 1er. Des flots et quelques spécimens d’animaux marins symbolisent l’Océan. Le filet fait référence à l’exploration des grands fonds marins. Au sommet des figures de l’Océan s’élève la statue allégorique de la Science. La disposition pyramidale de cette sculpture établit l’unité entre Science et Océan, marquant ainsi l’avènement de la Science Océanographique.
Né le 20 avril 1865 à Marseille, Constant Roux entre en apprentissage dans sa ville natale chez Achille Blanqui puis, en 1879, à l’École des Beaux-Arts où il participe aux cours de sculpture d’Émile Aldebert. Il poursuit sa formation à Paris auprès d’Henri Chapu à l’Académie Julian, puis à l’École Nationale des Beaux-Arts dans l’atelier affilié de Jules Cavelier. En 1894, peu avant ses trente ans, Roux obtient le Premier Prix de Rome ainsi que le Prix Maubert, décerné tous les cinq ans au meilleur ouvrage de sculptures. Les portes de la Villa Médicis lui sont désormais ouvertes. Obtenant des commandes de l’État français ou de la Cité Phocéenne, il est régulièrement médaillé aux Salons.
En 1914, après le dévoilement de La science découvrant les richesses de l’océan, le Prince Albert Ier le décore de la Croix de Chevalier de l’Ordre de Saint-Charles. Il sera promu au grade d’Officier en 1920. Le 19 février 1925, Constant Roux est élu membre de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Marseille. Il y demeure jusqu’à son décès le 17 novembre 1942.
Pièce unique réalisée en marbre blanc de Carrare, la sculpture de Greta Alessio témoigne de la période toscane de l’artiste. Dans un matériau noble, d’une hauteur d’un peu moins de deux mètres, l’œuvre représente un poisson stylisé et dressé sur un socle de faible proportion avec lequel il fait corps. Les courbes pures et les lignes effilées expriment parfaitement la fluidité de l’environnement marin.
Greta Alessio, artiste de nationalité française, est née le 28 juin 1942 à Monaco. Après s’être consacrée à la danse pendant son adolescence, elle fréquente le cours de céramique du Pavillon Bosio à Monaco-Ville. L’enthousiasme pour cet art la conduit à s’intéresser sérieusement à la sculpture à partir du début des années 1980, elle se rend donc à Carrare et à Pietrasanta où elle s’essaie, en autodidacte, à la technique de la terre cuite, puis à celles du bronze et du marbre. Depuis, elle partage son travail entre Monaco et la petite ville de Pietrasanta où elle s’inscrit à la Scuola Superiore di Scultura. C’est dans cette petite ville toscane qu’elle réalise ses œuvres (la Fonderia Del Chiaro, la Fonderia Mariani et il Laboratorio Henraux).
Son œuvre fait l’objet d’une première exposition à Monaco en avril 1992. Admiratrice de Michel-Ange et de la sculpture abstraite japonaise, son registre est varié, ses thèmes favoris étant le cirque, la danse et la mythologie. Le prix Greta Alessio remis au Festival International du Cirque de Monte-Carlo témoigne de l’un de ses thèmes de prédilection. Deux autres œuvres de l’artiste sont visibles dans le parcours des sculptures : La Vierge et Padre Pio.
Éditeur de presse, producteur de cinéma et mécène, Cino Del Duca est né à Montedivone dans les Marches le 25 juillet 1899. Fils d’un garibaldien, Cino débute comme ouvrier typographe. Antifasciste actif, il s’exile en France dès 1932 et ouvre à Paris une petite imprimerie. Il crée les Éditions Mondiales en 1934 et devient l’un des plus importants magnats de la presse parisienne d’après-guerre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Del Duca participe activement à la Résistance. La société de production cinématographique Del Duca Films rencontre un succès immédiat avec Touchez pas au Grisbi de Jean Becker en 1953 et L’Air de Paris de Marcel Carné en 1954. La société cesse ses activités après la production du chef d’œuvre d’Antonioni L’Avventura en 1961. Cino Del Duca fonde l’agence Mondial Presse en 1956. Il décède à Milan le 24 mai 1967. Simone Del Duca, crée en 1975 une fondation pour poursuivre l’œuvre philanthropique de son époux. Elle fait don de la sculpture de son mari à la Villa Sauber. Elle s’éteint le 16 mai 2004.
Le sculpteur et dessinateur hongrois Lajos Barta est né à Budapest en 1899. Il passe ses années d’apprentissage en Roumanie, dans l’actuelle Slovaquie, en Autriche et en Italie. En 1938, il arrive à Paris où il explore le monde du surréalisme et le groupe Abstraction-Création. Il partage son atelier parisien avec le peintre Endre Rozsda. Les deux artistes fréquentent Marx Ernst et Tanguy. Durant la Seconde Guerre mondiale, ils mènent une existence clandestine puis quittent Paris pour rejoindre Budapest au début de l’année 1943. Représentant de l’art abstrait d’après-guerre, Barta participe au mouvement surréaliste hongrois de l’École Européenne entre 1945 et 1948 et organise avec son ami Rozsda les expositions du groupe en commun. Après la répression de l’insurrection hongroise en octobre 1956, Rozsda s’installe définitivement à Paris. Lajos Barta reste en Hongrie jusqu’en 1965 et émigre en Allemagne. Il décède à Cologne en 1986.
Fontaine universelle des droits de l’enfantPour célébrer la IIe Journée Internationale des Droits de l’Enfant, l’association monégasque « Les Enfants de Frankie » a offert au Prince Rainier III cette sculpture-fontaine. Une plaque en plexiglas située à l’arrière de la sculpture porte la dédicace suivante : « En 1959, fut proclamée la déclaration des Droits de l’Enfant.
Cette fontaine qui la symbolise a été inaugurée le 20 novembre 2000 par S.A.S. Le Prince Rainier III à Monaco en présence de nombreuses personnalités. Chaque galet signé représente la volonté des personnalités d’apporter leur soutien aux enfants du monde entier ».
Le personnage du clown est entouré par 5 enfants tous différents représentant les cinq continents. L’eau, symbole de pureté et de fluidité, coule jusqu’aux galets signés par des personnalités défenseurs des droits de l’enfant dont Shirley Bassey, Andrea Bocelli, Ringo Starr, David Coulthard, Jean-Michel Folon, Claudia Schiffer, Kees Verkade. Une autre plaque comporte une version abrégée en dix points de la Déclaration des Droits de l’Enfant de 1959 promulguée par l’Assemblée générale des Nations Unis le 20 novembre 1959.
Franco Maschio est un sculpteur italien né en 1954 à Majano près d’Udine dans la région du Frioul Vénétie-Julienne. Il travaille la pierre, le métal, et surtout le bois dans son atelier de la campagne de Majano. Il construit un langage personnel en recherchant des expériences au-delà des frontières régionales. Ses sculptures sont généralement de petite taille. L’œuvre monumentale, exposée à Monaco, est donc une exception dans les créations de l’artiste italien. Il a participé à de nombreux concours où ses sculptures ont remporté des prix prestigieux. Ses œuvres peuvent être admirées en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.
Trois chevauxÀ partir de 1945, le style néo-classique de René Collamarini évolue pour se tourner vers des recherches plus avant-gardistes. Le dépouillement maîtrisé de la forme donne une stylisation plus abstraite à ses sculptures. Physiquement fort, l’artiste se présente comme « tailleur de pierre ». Il travaille en taille directe, pratique dans laquelle il est passé maître. Par le travail des volumes, ses créations sont puissantes. Taillée dans le marbre blanc, cette pièce unique représente un groupe de trois équidés entrelacés. La recherche du mouvement dans la composition est récurrente dans l’œuvre de Collamarini. On la retrouve dans les groupes de sculptures La Ronde Champêtre ou Les Danseuses. Les chevaux ou les licornes stylisés sont des sujets que Collamarini exécute pour la ville d’Amiens en pleine reconstruction après-guerre. La sculpture est achetée par l’État monégasque en 1986.
René Collamarini est un sculpteur français né en 1904 à Paris et mort en 1983 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Dès 1921, il est élève à l’École Nationale des Beaux-Arts dans l’atelier de Jean Boucher. C’est hors de l’école qu’il s’initia à la taille directe. En 1930, il reçoit le prix Blumenthal qui lui permet de réaliser sa première œuvre importante : François Villon. Il expose au Salon des Artistes Indépendants, il est invité à celui des Tuileries et devient sociétaire du Salon d’Automne. Il participe au décor de l’Exposition universelle de 1937 en réalisant, pour la façade du Palais de Chaillot, le bas-relief La Céramique et le Verre ainsi que la statue L’Automne
De 1959 à 1974, il est professeur de sculpture en taille directe à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il expérimente également des matériaux modernes comme l’aluminium et le béton. Collamarini conçut et réalisa l’essentiel de sa production dans son atelier des « Fusains », situé au bas de la butte Montmartre. Sa complicité avec de nombreux d’architectes a permis la mise en valeur de bâtiments publics et privés dans de nombreuses villes de France (Amiens, Abbeville, La Courneuve).
L’œuvre évoque les quatre phases du cycle de la vie : l’enfance, la jeunesse, la maturité et la vieillesse. De face, elle représente une jeune fille nue aux bras levés dont les mains soulèvent une chevelure opulente. Le profil droit, sous la chevelure, découvre le visage de la maturité de la vie. De dos, la chevelure se transforme en drapé, recouvrant le corps d’une femme allaitant son enfant. Le profil gauche montre un visage vieillissant. Ce bronze fut coulé dans la Fonderie Brotal Mendrisio en Suisse en 1974.
Edouard-Marcel Sandoz est un peintre, céramiste et sculpteur suisse, né en 1881 à Bâle et mort en 1971 à Lausanne. Héritier, avec son frère l’écrivain Maurice Y. Sandoz, de la firme chimique et pharmaceutique suisse Sandoz, il décide de se consacrer à l’art et étudie d’abord à l’École des Arts Industriels de Genève, puis à l’École des Beaux-Arts de Paris où il s’installe. Il participe à des expositions à Lausanne, Paris, Bruxelles et Barcelone au début du XXe siècle. Sandoz créé de nombreux objets décoratifs du quotidien : boîtes, bouteilles, carafes, services à thé et à café, petites sculptures en porcelaine bronze ou céramique dans le style de l’Art nouveau.
Il s’intéresse particulièrement à la sculpture animalière, il a d’ailleurs réalisé de nombreuses sculptures réalistes de fennecs et de lapins. Artiste animalier reconnu, il est un membre actif de la Société française des Animaliers. Il réalise également des sculptures qui ornent des espaces publics en Suisse et en France mêlant représentations humaines et animales. Ses talents lui ont valu d’être élu Membre de l’Académie des Beaux-Arts et décoré du grade de Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et des Arts et Lettres. Edouard-Marcel Sandoz fut invité en Principauté par le Prince Albert Ier où il réalisa durant son séjour une importante série de dessins et d’aquarelles de poissons pour l’Institut Océanographique de Monaco.
Victor Ochoa travaille principalement le bronze qu’il appelle la « lave pétrifiée », car il garde l’empreinte de la main du sculpteur comme aucun autre matériau. Le torse modelé exprime la puissance du corps. Pourtant, la posture de l’homme traduit son désespoir. C’est la tension intérieure contenue dans le personnage qu’exalte l’artiste.
L’œuvre, aussi appelée Desperacion, a inspiré ces quelques mots à l’écrivain espagnol Prix Nobel de littérature Camilo José Cela : « El hombre es un anima tan fràgil como el pajarito que se mece en el viento » (« L’homme est un animal aussi fragile que le petit oiseau qui se balance au vent »). Une amitié lie les deux artistes ibériques. En 1993, Ochoa réalise le monument dédié à Cela installé à la Faculté de Droit de l’Université de Madrid et le monument édifié à la Corogne lors du décès de l’écrivain en 2002.
La sculpture Torso Desperacion est exposée dans le cadre de la Biennale de Sculpture de Monte-Carlo en 1997. Elle est acquise par la Principauté l’année suivante.
J. Victor Ochoa est né le 11 janvier 1954 à Madrid où il étudie l’architecture, le dessin, la peinture, le travail du métal et la zoologie. En 1979, il obtient son diplôme d’architecture. L’année suivante, il reçoit une bourse d’étude et part vivre aux îles Galapagos et au Venezuela dans la forêt amazonienne. Il séjourne à Paris, à Londres et à New York avant d’intégrer l’Académie Sant Jordi de Barcelone. Travaillant d’abord l’argile, il obtient en 1982 sa première commande pour un buste en bronze. Son style est figuratif et réaliste.
Portraitiste réputé, Ochoa est connu pour ses sculptures de la famille Royale d’Espagne. Il a une préférence pour les expressions monumentales, reflet d’un sentiment de grandeur. Il expose aux Etats-Unis, au Portugal et à travers l’Espagne. Ses sculptures font partie de nombreuses collections à travers le monde.
InInstallée devant le Stade Louis II, l’œuvre de Kees Verkade rappelle que la Principauté a contribué tout au long de son histoire à l’essor et à la promotion du sport international. Cette sculpture représente trois athlètes : l’un nageant, l’autre courant et le dernier sautant. Les trois sports conjugués, le football, l’athlétisme et la natation, forment une pyramide. Les personnages sont figurés en plein effort. La chair semble disparaitre pour mettre en relief les muscles et les ligaments en tension. L’expression de la force, de l’équilibre et du mouvement est récurrente dans l’œuvre de l’artiste.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.tallée devant le Stade Louis II, l’œuvre de Kees Verkade rappelle que la Principauté a contribué tout au long de son histoire à l’essor et à la promotion du sport international. Cette sculpture représente trois athlètes : l’un nageant, l’autre courant et le dernier sautant. Les trois sports conjugués, le football, l’athlétisme et la natation, forment une pyramide. Les personnages sont figurés en plein effort. La chair semble disparaitre pour mettre en relief les muscles et les ligaments en tension. L’expression de la force, de l’équilibre et du mouvement est récurrente dans l’œuvre de l’artiste.
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.
Kim Hamisky centre principalement son travail sur le visage humain, dans le sillage d’artistes comme Jawlensky et Brancusi, qui ont constamment exulté la forme humaine dans ses aspects méditatifs et iconologiques. L’artiste épure chaque détail jusqu’à dégager la structure élémentaire, permettant ainsi à l’œuvre d’exprimer son vrai caractère à travers cet état original : des visages archétypaux. Renaissance est exposée dans le cadre de la IVe Biennale de Sculpture de Monte-Carlo en 1993.
Né en 1943 à Son-Tay dans le Nord-Vietnam, Kim Hamisky arrive à Paris dans les années soixante et y tient plusieurs importantes expositions individuelles aux Galeries Arnaud, Blondel et Chimène. En 1966, il reçoit le prix Arnys. D’abord intéressé par la peinture, il se tourne rapidement vers la sculpture. Hamisky, est le gendre de Claude et François-Xavier Lalanne dont l’atelier était mitoyen de celui de Brancusi.
Tout au long de sa carrière artistique, Hamisky a participé à des expositions de groupe : à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence en 1967, à la Maison de la Culture d’Arcueil en 1970, au Musée d’Art Moderne de Montréal en 1972 et au Musée National d’Art Moderne de Paris en 1984. En 1986, une exposition personnelle lui est consacrée au musée de Dunkerque. Ses œuvres figurent parmi les collections permanentes du Centre National d’Art Contemporain à Paris, du Musée des Arts Décoratifs à Paris, du Hakone Museum à Tokyo et du Musée Apiaw à Vervier en Belgique. Dans les années quatre-vingt-dix, Hamisky expose à plusieurs reprises à Monaco. Kim Hamisky décède en 2002.