Chemin des Sculptures
Saint Nicolas

L’église Saint Nicolas est la paroisse du quartier de Fontvieille. Achevé en 1989, l’édifice religieux rappelle par sa dédicace l’ancienne église Saint Nicolas du Rocher détruite en 1874. Le baptistère de l’ancienne église est d’ailleurs transféré dans le nouveau lieu de culte. La statue d’Alberto Ricci est choisie par le Prince Rainier III lui-même pour orner le parvis de l’église. L’artiste représente l’évêque de Myre coiffé d’une mitre et tenant sa crosse épiscopale, ainsi que trois enfants enveloppés dans sa cape. L’œuvre rappelle que, selon l’hagiographie, Saint Nicolas est le protecteur des enfants.

Alberto Ricci est né à Rome le 8 mai 1943. Formé à l’Istituto d’Arte di Roma, il vit et travaille essentiellement dans la capitale italienne. Sa sculpture figurative représente aussi bien des nus féminins que des personnalités religieuses, lesquels sont les fruits d’une recherche continue sur le mouvement, mais c’est dans le domaine de l’art sacré qu’il s’illustre le plus. Il sculpte notamment un buste en bronze du pape Paul VI commandé par le Vatican ou encore un buste du pape Jean-Paul II. Ses sculptures se trouvent partout dans le monde, aux États-Unis, au Japon, en Scandinavie. Il réalise des œuvres en « sable sculpté » qui font sa renommée.
Outre la statue de Saint Nicolas, le Prince Rainier III sollicite Ricci pour la fabrication des Clowns d’or et d’argent, destinés à récompenser les meilleurs numéros du Festival International du Cirque de Monte-Carlo. En Principauté, il est promu au grade d’Officier dans l’Ordre du Mérite Culturel en 2002. Il reçoit les insignes de l’Ordre du Mérite de la République italienne en 2003. Il décède à Rome en mai 2003.

Le Prince Rainier III

Le 22 octobre 2007, en hommage au Prince Rainier III, décédé deux ans plus tôt, « la Sûreté publique reconnaissante » inaugure ce buste en présence de S.A.S. le Prince Albert II, de Charlotte Casiraghi marraine de la Sureté publique et de l’artiste.
Kees Verkade reconnaissait qu’un temps préparatoire lui été nécessaire pour étudier la physionomie de ses sujets à partir de photographies. Mais, il concédait que le charisme du Prince Rainier III l’inspirait tout particulièrement. Il réalise un premier buste du Prince bâtisseur dès 1981. Il créé de nombreuses sculptures à son effigie dont l’œuvre inaugurée dans la Rampe Major en 2013. Sous le règne du Prince Rainier III, la Sûreté publique se voit doter d’un saint Patron, Saint Georges, d’une devise, « Loyauté, Vigilance, Courage », et de nouveaux locaux établis en 1958 rue Suffren Reymond. br>
Kees Verkade, de nationalité néerlandaise, est né le 12 octobre 1941, à Haarlem aux Pays-Bas. Après des études secondaires, il entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de La Haye d’où il sort avec le premier prix.
Résidant en Principauté à partir de 1979, il participe à de très nombreuses expositions collectives et personnelles. De nombreuses sculptures lui ont été commandées pour orner des bâtiments officiels, dans son pays natal, mais également en Europe, aux Etats-Unis et, bien entendu, en Principauté de Monaco – laquelle a fait l’acquisition de plusieurs de ses œuvres. Parmi les œuvres de Verkade situées à Monaco se trouvent : dans les Jardins Saint-Martin, Invitation ; devant le Stade Louis II, Le Sport  ; dans le Square Beaumarchais, le buste du Prince Louis de Polignac (cousin de S.A.S. Le Prince Souverain) ; devant le Centre Hospitalier Princesse Grace, Le Premier Pas.
En 1999, une rétrospective lui est consacrée à Monaco pour célébrer ses quarante ans de carrière artistique. Le Prince Rainier III lui remet la même année les insignes de l’Ordre du Mérite Culturel et ceux d’Officier de l’Ordre des Grimaldi. Une rétrospective complète, intitulée Circle of Love , lui est consacrée en 2012. Kees Verkade s’éteint le 29 décembre 2020 à Monaco. Sa dernière œuvre, nommée Salutifera Unitas, fut commandée par une fondation néerlandaise afin de remercier les soignants qui furent en poste lors de la pandémie du coronavirus.

Modified Social Bench P, #10, #4, Q

Modified Social Bench P, #10, #4, Q est une série de pièces sculpturales singulières, disséminées dans des espaces publics. Hein a conçu ses bancs comme une critique humoristique des conceptions contraignantes et clivantes de l’espace urbain. La forme de base imite le banc traditionnel d’un parc ou d’un jardin, qui modifiée à divers degrés, transforme l’acte de s’asseoir en un effort physique singulier. Les créations nous mettent au défi de nous asseoir, de grimper et de jouer sans perdre l’équilibre. Ce sont des bancs développeurs de sociabilité forte réservés à un usage anormal, hors normes et pourtant si ordinaire. En modifiant la forme des bancs, Jeppe Hein a créé un mobilier ludique classé quelque part entre les œuvres d’art et les objets de design fonctionnels. Les œuvres de Hein placent les spectateurs au centre des événements et se concentrent sur leur expérience et leur perception de l’espace environnant.

Jeppe Hein, né en 1974 à Copenhague, est un artiste danois installé à Berlin. Il étudié à l’Académie royale danoise des arts à Copenhague et à l’École supérieure des Beaux-Arts Städel à Francfort-sur-le-Main. Jeppe Hein est largement connu pour sa production d’œuvres expérimentales et interactives qui peuvent être placées à la jonction de l’art, de l’architecture et des inventions techniques. Ses œuvres, uniques par leur simplicité formelle et remarquables par leur utilisation fréquente de l’humour, engagent un dialogue vivant avec les traditions de la sculpture minimaliste et de l’art conceptuel des années soixante-dix. Jeppe a fait l‘objet de très nombreuses expositions personnelles dans le monde entier. Il a participé à la Biennale de Venise en 2003 ainsi qu’en 2019. Ses installations permanentes sont exposées à l’ARKEN Museum of Modern Art, à la Guardia Airport aux États-Unis, en Norvège, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Trois éléments

Cette sculpture monumentale installée près du nouveau quartier Mareterra se compose de trois colonnes en bronze de 10, 12 et 15 mètres de hauteur. Bernard Bezzina décline sa thématique de prédilection : la force et la fragilité. Les trois pics dressés ne forment qu’un et exalte la puissance. Toutefois, tels des bois calcinés, les trois éléments ne sont pas dépourvus d’aspérités et rappellent la série des « Bois déchirés » chère à l’artiste. Placée face à la mer Méditerranée, ces sculptures monumentales conjuguent les éléments cosmiques : l’eau, la terre et l’air.
Trois ans de travail ont été nécessaires pour réaliser ce projet suivi depuis sa conception par S.A.S le Prince Souverain. Fabriqués dans ses ateliers de Pietrasanta, les Trois Éléments ont été inaugurés le 3 juin 2023 par le Prince Albert II de Monaco en présence de l’artiste. Bernard Bezzina est un familier de la Principauté exposant déjà l’une de ses « Divitions », ses œuvres fragmentées puis reconstituées, dans l’espace urbain monégasque.

Bernard Bezzina est un artiste plasticien, peintre et sculpteur français, né en 1956. Ses recherches sur la matière l’on conduit à déconstruire, fragmenter, faire voler en éclat la structure pour ensuite procéder à une « ré-union » fondamentale, une « divition ». De la « division » à « l’amplification », son geste artistique donne au fragment choisi une puissance d’un nouvel ordre, qui devient une entité indépendante. Dans sa recherche perpétuelle des possibilités et des effets de la matière, il travaille, le bronze, le bois, l’acier, le marbre, le papier. Ses œuvres monumentales représentent des mains, poings, pieds, épaules, sortes de vestiges antiques ensevelis et abîmés par le temps. Il expose en Italie, en France, aux États-Unis et en Belgique. Il vit actuellement entre Toulon dans le Var et Pietrasanta en Toscane.

Le Prince Pierre de Monaco

En 2023, S.A.R. la Princesse de Hanovre a émis le souhait que soit réalisé un buste du Prince Pierre sur le parvis-jardin de la future médiathèque afin de rendre hommage à la mémoire de son aïeul, dont la dernière création fût la bibliothèque Caroline. 

Ce choix est d’autant plus fort qu’il n’existe pas, à ce jour, de monument rendant hommage à ce Prince qui a tant apporté à la Culture en Principauté. 

Dans ce contexte, S.A.R. la Princesse de Hanovre a souhaité que le Gouvernement Princier fasse appel à l’artiste Giuseppe DUCROT pour la réalisation dudit buste. Cet artiste ayant déjà réalisé, en 2023, le monument hommage au Prince Albert Ier installé sur la façade du Lycée Albert Ier dans la ruelle Chanoine George Franzi. 

Cette commande s’inscrira dans le cadre du dispositif dit du « un pour cent artistique » applicable aux commandes publiques. 

Giuseppe Ducrot est un sculpteur italien né en 1966 à Rome, où il vit et travaille encore aujourd’hui. Il est connu pour son travail ancré dans une réinterprétation des formes classiques, inspirées notamment par l’art de la Rome impériale, la sculpture hellénistique et la tradition baroque, tout en y insérant une vision contemporaine personnelle. 

Né le 4 septembre 1966 à Rome, Ducrot commence sa carrière artistique comme peintre et dessinateur : il pratique la tempera, le dessin en noir et blanc et réalise des portraits à pastel dal vero durant son service militaire, travaillant avec une attention psychologique prononcée. 

Durant les années 1990, après plusieurs années de recherche personnelle et d’expérimentations techniques, il se tourne définitivement vers la sculpture, approfondissant son apprentissage auprès du sculpteur Vito Cipolla. 

L’œuvre de Ducrot se caractérise par un retour aux formes classiques, aux procédés anciens de sculpture (marbre, bronze à la cire perdue, terracotta, céramique) et par une forte influence de l’art baroque, en particulier de Gian Lorenzo Bernini. Ses créations ne se bornent toutefois pas à de simples copies historiques : elles explorent une synthèse entre tradition et pensée contemporaine, souvent avec une dimension conceptuelle et provocatrice. 

La Petite Sirène

Muni d’une scie égoïne, Kristian Dahlgård découpe des fines plaques d’acier de manière à leur donner la forme minimaliste de silhouettes comme La Petite Sirène (représentant la forme épurée d’une sirène). L’œuvre composée de 50 plaques d’acier juxtaposées représente le célèbre personnage des Contes d’Andersen. Elle rappelle également la statue d’Edvard Eriksen emblématique de Copenhague jetant ainsi un pont entre la Principauté de Monaco et le Danemark.
La statue est offerte au Prince Rainier III par l’Association des Danois de Monaco à l’occasion du Jubilé de Son Règne en 1999 en présence du Consul du Danemark et de l’artiste.

Kristian Dahlgård, né en 1958 à Sønderborg, est diplômé de l’Académie royale danoise des Beaux-Arts en 1983. Il vit et travaille à Copenhague. Ses nombreuses expositions personnelles et collectives sont principalement présentées au Danemark, en France, en Allemagne et en Islande. L’artiste crée régulièrement ses œuvres pour des commandes publiques dans son pays natal, mais aussi à Londres (Brunswick Estate) ou encore à Monaco (« La Petite Sirène »). Les œuvres de Dahlgård font partie de plusieurs collections majeures, notamment le Musée national d’art de Copenhague (Art Statens Museum for Kunst).

Maternité

Entre la figuration et la recherche de lignes pures, l’œuvre de l’artiste monégasque Emma de Sigaldi est une recherche des formes. Son travail évolue au cours des années soixante. La sculpture en terre cuite, La Mère , inaugure une approche plus formelle de son art. Le bronze Maternité tiré en 1966 concrétise, sur le même thème, cette évolutionl. Emma de Sigaldi collabore avec la Fonderia Artistica Battaglia à Milan, atelier qui a fondu le célèbre Plongeur en 1961.

Emma de Sigaldi, née Emma Lackner à Karlsruhe en Allemagne le 22 décembre 1910, est une artiste monégasque. Elle s’est d’abord consacrée à la danse dans sa ville natale, puis à Dresde chez l’illustre Mary Wigman. Nommée première danseuse à l’Opéra de Munich, elle ouvre une école de danse à Wiesbaden.
Elle se forme à la sculpture au contact de maîtres du Bahaus et poursuit en autodidacte. En 1954, elle se marie avec le Comte de Sigaldi, Capitaine des Carabiniers du Prince et s’installe à Monaco. Une première exposition personnelle lui est consacrée dès 1960.
Dans son atelier, elle réalise tout d’abord des figures modelées suivant une vision expressionniste, comme Le Plongeur Olympique du Stade Nautique Rainier III (1961). Mais déjà la terre cuite La Mère , modelée la même année, préfigure ce que sera sa nouvelle manière de créer.
À partir des années 1970, De Sigaldi réalise des sculptures en marbre aux formes naturelles dans lesquelles on ressent l’influence d’Arp et de Moore. En 1983, une rétrospective placée sous le Haut Patronage du Prince Rainier III retrace l’évolution de vingt-cinq sculptures de l’artiste monégasque. Un grand nombre de ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées à Monaco, ainsi que dans le monde entier. Emma de Sigaldi décède à Monaco le 23 octobre 2010.

Primavera di Botticelli

Réinterprétant, le chef d’œuvre de Botticelli, l’artiste incorpore à son travail, une multitude de papillons, symbole emblématique du printemps. Les papillons s’envolent vers le ciel représentant le triomphe de la vie sur la mort. Les sujets très colorés sont peints à la main sur de la céramique. La sculpture répond à celle exposée à la Croix Rouge Monégasque. Marcello Lo Giudice réalise régulièrement des sculptures au profit d’œuvres caritatives et culturelles telles que la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Croix Rouge monégasque, Les amis de Versailles.

Peintre et sculpteur italien né en 1957 à Taormina (Sicile), Marcello Lo Giudice a travaillé pendant de nombreuses années à Milan et vit désormais à Monaco. Sa formation scientifique, en géologie, influence ses thèmes de prédilection. Il expose dans des galeries privées et des musées en Italie, Russie ou Etats-Unis. À partir des années quatre-vingt, après une brève expérience conceptuelle, il se consacre entièrement à la peinture en poursuivant une recherche originale et solitaire sur le métamorphisme de la matière, sur la pureté de la couleur et sur l’énergie de la lumière. Il peint de moyens et grands formats monochromes où des abrasions, des craquelures, des sédimentations et des cascades offrent des paysages abstraits inspirés de la nature.
À l’occasion d’une exposition au Musée océanographique de Monaco, il a breveté une couleur unique d’un rouge magmatique qu’il a appelé « Red Monte-Carlo ». Lo Giudice est un artiste engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il expose régulièrement en collaboration avec la Fondation Prince Albert II de Monaco.

La gerbe

Cette sculpture-fontaine est une œuvre monumentale commandée par le Prince Rainier III et inaugurée en 1970 sur la place des Moulins. La sculpture est un faisceau d’éléments tubulaires placés en épi sur un socle circulaire formant la base et le support du système d’illumination. L’eau s’écoule des éléments tubulaires au travers de chaînes métalliques. L’ensemble est placé dans une niche recouverte de carreaux de céramique vernissée dans les tons rouge à orangé. Chaque sculpture de Guy Lartigue est un univers et sa mise en fonction transforme la création figée en énergie vitale. Elle régénère l’œuvre fossilisée. L’artiste a toujours refusé que ses œuvres soient dans les musées. « Je préfère qu’elles vivent sous le soleil et la pluie dans les villes et les cités, côtoyant la population au quotidien »

Né le 6 avril 1927 à Paris, Guy Lartigue est le fils de Maurice Lartigue, dit Zissou, frère ainé du photographe Jacques-Henri Lartigue. Il est l’élève de Jean Souverbie, Emmanuel Auricoste et d’Ossip Zadkine. Après des études de sculpture dans les académies de Montparnasse à Paris, Guy Lartigue réalise en France de nombreuses œuvres monumentales, en métal, en cuivre, en inox ou en granit. Lartigue utilise la feuille de métal qu’il plie et courbe. Il se réfère souvent, dans ses sculptures, au corps humain. Il réalise aussi de nombreuses sculptures décoratives, des fontaines et des bas-reliefs, qu’il intègre à l’architecture.
Il se définit comme un sculpteur statuaire amoureux du « chant de l’eau ». Dans la centaine de sculptures-fontaines que l’artiste a réalisées, l’eau s’apparente à un matériau parmi d’autres. Dans les années soixante, il lui a été commandé une sculpture-fontaine pour la résidence du roi d’Espagne à Marseille. Cette rencontre avec la sculpture et l’eau est déterminante. Il n’a de cesse de s’exprimer à travers elles. Il créé de multiples œuvres sculpturales, souvent monumentales, consacrant sa vie à l’art et à l’eau.
De Paris à Monte-Carlo, il conçoit des sculptures-fontaines pour les places, les jardins et les grands ensembles des années soixante-dix. Il décède à Paris le 5 mai 2021.

Buste de Winston Churchill

Winston Churchill fut un habitué de Monte Carlo, dont il appréciait les agréments et les paysages, sources d’inspiration pour ce peintre amateur. Le Prince Rainier III ne manquait pas d’inviter l’ancien Premier Ministre britannique lors de ses nombreux séjours sur les bords de la Méditerranée. Il résidait tantôt à Monaco, où il avait ses habitudes à l’Hôtel de Paris, tantôt à Cap d’Ail, lorsqu’il était l’hôte de son ami Lord Beavebrook. À la demande de la communauté britannique, les autorités monégasques, dressèrent ce buste dans le square qui porte son nom. L’œuvre est inaugurée le 19 mai 1969 par le Prince Rainier III et la Princesse Grace, en présence de l’ambassadeur britannique à Monaco, Madame Soames, fille de Winston Churchill. Cette sculpture est l’une des nombreuses représentations que Nemon a réalisé de l’homme politique rencontré pour la première fois à Marrakech en 1951. Une longue amitié unit les deux hommes. Ce buste massif très réaliste présente Churchill dans la force de l’âge, le regard grave, portant les valeurs patriotiques qu’il a défendues durant toute sa vie et qui sont inscrites sur le socle en anglais et en français : In war : Resolution (Dans la guerre : Résolution) In defeat : Defiance (Dans la défaite : Intransigeance) In victory : Magnanimity (Dans la victoire : Magnanimité) In Peace: Goodwilll (Dans la paix : Bonne volonté).

Oscar Nemon est un sculpteur yougoslave naturalisé britannique, né en 1906 à Osijek en Croatie et mort en avril 1985 à Oxford en Angleterre. Autodidacte, il réalise ses premières sculptures à Vienne puis intègre l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles en 1925. Dans les années trente, il réalise de nombreux bustes de personnalités viennoises et belges comme le roi Albert Ier de Belgique ou Sigmund Freud. Dès 1940 il se réfugie en Angleterre, où il sculpte, tout au long de sa carrière, les statues et les bustes de personnalités politiques : le Premier Ministre Winston Churchill, le Maréchal Montgomery, le Premier Ministre belge Paul-Henri Spaak, le Député socialiste belge Émile Vandervelde, la Reine Elisabeth II d’Angleterre, la Première Ministre britannique Margaret Thatcher.